Critique Image
Rassurons nous tout de suite, malgré l'âge du film, la copie est magnifique.
Certes un peu sombre, mais une copie trop éclairée aurait pu faire perdre au film de son ambiance crépusculaire.
Quelques artefacts et débris parasitent parfois le film, mais rien de bien méchant si on considère que le négatif original est complétement perdu.
On aurait pu penser que MK2 allait utiliser le même master numérique que celui de l'édition Criterion, et étrangement il n’en est rien. En comparant les deux copies, on remarque que celle MK2 est lorgnée vers le haut de l’image. Le plus étrange, la cause ne peut provenir d'un quelconque recadrage, car dan ce cas là le haut de l'image n'aurait pas été la seule partie lorgnée...
Edition MK2
Edition Criterion
Edition MK2
Edition Criterion
Il est vrai que nombre d'interrogations entourent le format original du film.
Certaines sources avancent 1.37:1 (imdb.com), dautres 1.33:1 (MK2), alors que dautres, tel que le restaurateur spécialisé dans le domaine du film Martin Koerber, déclarent 1.19:1 (visiblement le format de l'édition Criterion)...
Qui est dans le vrai ? Mystère.
De notre côté, on pencherai plutôt vers Martin Koerber...
Comparatif MK2 VS Criterion :
Edition MK2
Edition Criterion
Edition MK2
Edition Criterion
Edition MK2
Edition Criterion
Edition MK2
Edition Criterion
Edition MK2
Edition Criterion
Critique Son
Rien à dire de ce côté-là, la piste son est parfaitement restaurée et nettoyée.
Pour l’anecdote historique, à cette époque (débuts des années 30), le problème de traduction des dialogues n'était pas encore résolu.
Avant que l'on arrive avec les solutions que sont le doublage ou le sous-titrages des films étrangers, les producteurs et réalisateurs eux-mêmes s’arrangeaient pour que soient tournées sur place plusieures versions du même film.
Dans le cas de Vampyr, trois versions du film ont été conçues (en allemand, en français et en anglais), toutes doublées après coup en studio, car rien n'avait été enregistré lors du tournage.
Ainsi, s’ajoutent aux plans master (plans ne présentant que les actions du film), des plans où les acteurs récitent leur texte dans les trois langues. Au monteur de les insérer en fonction du pays destinataire.
A côté de cela, Zeller composa une magnifique bande originale synchronisée de façon précise sur des événements bien précis. L’incovénient était qu’un même dialogue joué dans différentes langues na pas la même durée. Le monteur se retrouvait ainsi parfois avec la musique commençant trop tôt, ou trop tard à l’événement qu’il devait souligner.
Malgré tout, Dreyer avait une préférence pour la version allemande, celle qui nous est présentée ici.