BENEATH THE PLANET OF THE APES
Format 2.35 - 16/9 non offert - THX - cc - Simple couche
Langages : Anglais Dolby Surround - Français Mono
Sous-titres : Anglais / Espagnol
A l'instar du DVD de Planet of the apes, celui de Beneath... est d'une qualité remarquable surtout si on prend compte de l'ancienneté du film (1969). Bien sûr, l'image souffre de l'absence d'un transfert 16/9 mais cela ne l'empêche pas d'être souvent irréprochable dans sa tenue (couleurs, contraste, fluidité).
On notera seulement pas moments un léger défaut dans l'étalonnage des couleurs.
Le film a été tourné en mono. Seule la piste française en offre donc la restitution la plus fidèle puisque l'anglaise a été remixée en dolby surround. Le résultat est guère convaincant puisque au niveau ambiance rien de particulier ne se fait entendre. Certes, certaines scènes notamment dans la dernière partie du film profitent de ce mixage surround mais c'est bien peu. Dommage donc qu'une nouvelle fois on ne nous offre pas la possibilité d'écouter la bande son originale.
C'est pourquoi notre préférence va à la (vraie) version française qui offre un mono très solide avec une ambiance plus que correcte étant données les limites du procédé sonore.
Le DVD offre le même type de présentation que le premier avec quelques menus animés et malheureusement aussi peu de suppléments. On retrouve donc les bandes annonces des cinq films et une très courte galerie de photos. On veut bien que le sixième disque soit d'une richesse incroyable mais cela n'excuse pas tout. Une filmographies détaillée aurait été ainsi le bienvenue.
Attention : le film n'est disponible à l'heure actuelle que dans le coffret de Planet of the apes.
L'épisode le plus faible de la saga.
Les producteurs et la Fox désireux de surfer sur le succès inattendu et phénoménal de Planet of the apes décidèrent de lui donner une suite. Petit problème : Charlton Heston ne voulait pas reprendre son rôle de Taylor. Arthur P. Jacobs (le producteur et instigateur du premier film) réussit néanmoins à convaincre la star de rempiler pour l'ouverture du film (finalement, Heston apparaît aussi dans les dernières séquences).
La présence furtive de Charlton Heston ne suffit pas à masquer le manque d'ambition du projet (le budget alloué ne représentait que la moitié du premier). Ce sentiment est aggravé par la nature même du scénario qui ne s'avère être qu'un vulgaire calque du premier avec, pour remplacer Heston un sosie du nom de James Franciscus.
Par moments, la satire politique et sociale donne un certain cachet au film (les chimpanzés brandissant des pancartes contre la guerre et s'asseyant en travers de la route à l'image des opposants au conflit vietnamien ou encore les discours assénés par nos héros sur le danger du nucléaire) mais c'est indéniablement le côté kitsch qui l'emporte.
La fin apocalyptique faisait croire à la disparition de la série au bout de (seulement) deux épisodes mais c'était sans compter sur le succès du film et l'ingéniosité des scénaristes. Et puis surtout, étant donné la médiocrité de Beneath of the planet of the apes, les auteurs devaient une revanche aux spectateurs. Ce sera Escape from the planet of the apes.
Par Laurent Pécha
Critique - [p1]
Menus [p1]