Le master vidéo est exempt de taches et points noirs disgracieux. Rien à reprocher sur ce plan. La compression assure sa fonction correctement, aussi on regrettera un flagrant manque de piqué qui nous donne des couleurs un brin délavées. Ce manque de pêche handicape la tenue générale de l'image en lui donnant des dominantes ternes là où le spectacle pouvait clairement justifier une saturation plus poussée. Une bonne image sans éclat en définitive.
Les deux pistes sons proposées sont en Dolby Digital 2.0. La VO en langue allemande est claire et bien définie, même si on aurait apprécié un mixage sur 5 enceintes tant le genre du slasher est propice aux effets surround. En outre l'accent est sans doute trop mis sur les voix, ce qui place en retrait l'atmosphère « pesante » du film. Concernant la VF du film, le doublage se révèle convaincant, et les qualités de la VO se retrouvent sur cette piste. Quel que soit le doublage choisi, le spectacle sera assuré honorablement.
En dehors des menus animés - bien animés et dans l'esprit du film -, on regrettera l'absence totale de suppléments. Une featurette sur le tournage aurait pourtant agréablement trouvé sa place ici. On se consolera avec les bandes-annonces de l'éditeur, à savoir celles de Hairspray, Le contrat, Tenacious D, Faussaire, Snowboarding, en VO et en VF.
Tout l'arsenal grand-guignolesque que nous étions en droit d'exiger s'y retrouve ; les inévitables séquences gores (fleurant bon les 80's d'un certain Vendredi 13), les allusions au sexe (aucun topless à noter, aucune séquence suggestive), le passé trouble, sans oublier l'incroyable (les ?) twist(s) de fin. Avec tous ces ingrédients présents, on se dit que nous allons au moins passer un moment agréable, que nenni !
L'histoire a le bon ton de nous asséner des intrigues d'une mièvrerie toute teutonne que ne manqueront pas d'apprécier vos grands-mères (spécial dédicace à toutes les grands-mères qui nous lisent !). Il suffit de voir l'imagerie d'Epinal autour de la relation sentimentale de l'héroïne avec son étudiant pour s'en convaincre. Les belles cascades et les sommets verdâtres nous rappellent les meilleurs moments des publicités pour l'eau minérale. On est frappé par la volonté d'opposer la part morbide du film à une naïveté d'un autre temps plombant un film déjà médiocre qui se serait bien passé de ça.
Ce Flashback n'a jamais le recul nécessaire (ou bien l'intelligence c'est selon) pour faire mouche, et si la farce gore manque de jus, de punch, on ne se retrouve plus qu'avec un produit sans substance, le type de programme qui trouve facilement sa place en seconde partie de soirée sur d'obscures chaînes câblées, mais certainement pas devant vos yeux experts de cinéma Bis.
Par Vincent Martini