Malgré une compression aléatoire mais plus soignée qu’elle ne l’était lors de la première saison, Warner s’en tire très correctement et nous livre un transfert très honnête pour une série télé. A l’instar des saisons précédentes, l’ensemble bénéficie d’un bel éclat général, les couleurs sont bien saturées, mais l’on aurait pu une nouvelle fois bénéficier d’une définition plus précise. Toutefois le plaisir demeure intact et l’on redécouvre les aventures rocambolesques de cette joyeuse famille dans des conditions très plaisantes.
Un conseil, privilégiez la version originale, non seulement pour l’humour apporté par Will Smith, et ce même si le doublage se révèle particulièrement fidèle en terme d’humeur, mais également pour une meilleure clarté dans la restitution des dialogues et un rendu plus naturel. Au demeurant, la piste mono française s’en tire très correctement même si l’ensemble se montre légèrement plus étouffé.
Pas grand-chose à se mettre sous la dent en terme de bonus. On ne trouvera, outre un petit bêtisier (7mn09) pas vraiment drôle, un module intitulé La crème de la crème de Bel-Air (8mn27). Par le biais de petites notes incrustées sur l’image, on nous parle des comédiens de la série. Quelques anecdotes mais rien de bien emballant.
Will, jeune noir des quartiers populaires de Philadelphie est envoyé chez son oncle et sa tante dans le riche quartier de Bel-Air afin d’y faire son éducation. Malgré sa bonne volonté, Will aura beaucoup de mal à rester à sa place et se mettra bien souvent dans des situations plus cocasses les unes que les autres.
Si le concept de base repose sur le choc des cultures, à savoir la rencontre de deux mondes qui à priori n’ont pas grand-chose à voir et que beaucoup de choses séparent, les créateurs du show mettent l’accent sur le comique de situation (on est pas loin de la bande dessinée filmée) et sur la personnalité de Will Smith qui offre à son personnage un souffle incroyable.
Si cette première saison manque quelque peu de souffle et accuse une tendance à partir un peu dans tous les sens, c’est tout simplement qu’elle cherche ses marques et il faudra attendre la seconde pour voir fleurir un parfum de maturité dans le délire. Car c’est avant tout de cela dont il est question ici : du délire à l’état pur. Chaque personnage est poussé à fond dans ses moindres travers : le majordome guindé, la sœur égocentrique et ne possédant que très peu de neurones, le fils à papa obnubilé par l’argent et l’impact qu’il peut avoir sur le monde qui l’entoure… Autant de traits de caractères qui feront le succès de cette série black et qui propulseront Will Smith au rang de star.
Par Benjamin Bach