Dans l'ensemble, ce transfert s'en sort bien mieux que l'édition zone 2. La définition de l'image est très convenable sans pour autant être parfaite, mais les couleurs sont en revanche bien plus chaudes. On notera néanmoins quelques poussières de-ci de-là, ainsi qu'un très léger grain mais rien de bien perturbant.
Une comédie sans grands effets sonores mais avec une bande originale qui sait faire preuve d'une présence très correcte sur les voies arrières. Les dialogues sont clairs et d'une bonne tenue. Cependant, il n'y a rien ici de vraiment révolutionnaire.
Décidément les menus animés ne sont pas à la mode chez MGM. L'interactivité est réduite à son stricte minimum : fixe et muet. Du point de vue des suppléments, on ne trouve qu'une pauvre bande annonce en plein cadre et un livret MGM. Il y a des progrès à faire !
A la mort de son mari (Alec Baldwin), Angela (Michelle Pfeiffer) décide de couper les ponts avec la mafia. Mais le grand boss (Dean Stockwell) ne l'entend pas de cette oreille.
Sans prétention
Jonathan Demme, qui, avant son Silence des agneaux (1991), n'a rien réalisé de bien transcendant, nous sert ici une petite comédie typique des années 80.
Si vous cherchez un film sérieux sur la mafia, allez dans votre vidéo club et louez vous le Parrain. En revanche, si vous en voulez un qui ne se prend pas au sérieux et dont le seul but est de divertir, voilà un film pour vous.
La meilleure pleureuse d'Hollywood, Michelle Pfeiffer, est tout à fait crédible mais ne mouille jamais vraiment sa chemise, Alec Baldwin fait un passage éclair et Matthew Modine en fait peut être un peu trop, mais on passe un bon moment.
Par Pascal Faber