albert dupontel (11 Janvier 1964 - )
Très apprécié du public, Albert Dupontel s’est peu à peu imposé comme l’un des acteurs incontournable du cinéma français de ces dernières années.
Alternant les rôles principaux comme les rôles secondaires, travaillant pour les autres metteur en scènes comme pour lui-même en tant que scénariste-réalisateur, sa filmographie s’est largement enrichie depuis dix ans. C’est pourtant en 1988 que sa carrière démarre avec une petite apparition dans le film de Jacques Rivette, La bande des quatre. Au détour d’une ruelle sombre, il joue le rôle d’un voyou qui agresse une jeune femme, l’un des personnages principaux du film. A ces côté déjà, Michel Vuillermoz, un complice qu’il l’accompagnera sur son premier court-métrage, Désiré, en 1992, mais surtout sur ses deux longs-métrages, Bernie (1996) et Le créateur (1999) où il interprète Simon, l’accessoiriste grognon qui finit empalé sur des lances du moyen-âge après une chute involontaire. Les deux comédiens se croiseront de nombreuses fois sur d’autres projets comme Serial Lover, Les acteurs, Un long dimanche de fiançailles ou encore Fauteuil d’orchestre. C’est dire combien les débuts de carrière peuvent marquer les trajectoires.
Après le film de Rivette, Albert Dupontel connaît quelques années un peu maigres en poursuivant sur deux films peu connus, Encore de Paul Vecchiali la même année et La nuit du doute de Cheikh Djemai en 1989 puis deux apparitions à la télévision, Sales histoires de Manuel Poirier et un épisode de la série V comme Vengeance en 1990. Des débuts timides donc avant d’enchaîner sur les projets qui le mèneront sous les feux des projecteurs. Sa première réalisation tout d’abord, Désiré, un court-métrage que Dupontel co-scénarise avec Carlo de Boutiny (scénariste de Jan Kounen sur Gisèle Kérosène, Capitaine X, Vibroboy et Blueberry). Outre Michel Vuillermoz, on y trouve également le second couteau Philippe Uchan, futur député Valois dans Bernie, Victor le voisin efféminé dans Le créateur ou encore le bras droit du grand patron dans Enfermés dehors (2006). Albert Dupontel est un fidèle, il aime garder ses têtes de films en films.
En 1994, Albert Dupontel retourne à la comédie avec Chacun pour toi de Jean-Michel Ribes et Giorgino, première collaboration entre l’acteur et le réalisateur Laurent Boutonnat que Dupontel retrouvera sur Jacquou le croquant en 2007. Après un autre court-métrage, Je suis ton châtiment de Guillaume Bréaud, c’est surtout avec Un héros très discret de Jacques Audiard en 1996 que le regard intense de Dupontel crève l’écran. Il y joue Dionnet, un capitaine résistant dont les histoires de guerre inspireront le jeune et lâche Dehousse (Mathieu Kassovitz) à construire son futur personnage fictif de membre des réseaux clandestins. Une figure paternelle aux conseils précieux. Tout est là, Albert Dupontel n’a jamais incarné les jeunes premiers du cinéma mais bien plutôt des écorchés, des baroudeurs, des personnages qui ont vécu, qui connaissent les rigueurs de l’existence. L’acteur possède déjà cette maturité qui lui permet de passer pour un chevronné, un vieux de la veille, un visage déjà imprimé par une longue carrière. A travers sa présence c’est toute une expérience qu’il n’a pas que Dupontel arrive à imposé à travers ses personnages.
La même année Albert Dupontel accède à la consécration avec la réalisation de son premier long-métrage, un film qui devient culte pour beaucoup, Bernie. L’humour noir et glacé du comédien-réalisateur fait fureur, Bernie Noël et ses répliques (souvenez-vous de "nos zamies les hyènes…" ou encore "Fini la branlette !… M’en fous j’suis gaucher !") font mouche. Albert Dupontel allie la comédie caustique sociale (un enfant trouvé dans une poubelle cherche à connaître ses géniteurs) à une forme trash (Bernie mange les têtes d’oiseaux vivants, il pulvérise la tête du député, etc). Satire d’un monde où les liens familiaux ne veulent plus rien dire et où l’absurdité guette à chaque coin de rue, Bernie crache son impertinence et sa nonchalance à la tête de ses spectateurs.
Dupontel réalise un coup de maître qui marquera pour longtemps les esprits. L’acteur y trouve d’ailleurs sa muse, celle qui le suivra sur ses futurs projets, Claude Perron. Le duo fonctionne à merveille, la vulgarité de Marion (son personnage dans le film) n’a d’égal que la candeur de Bernie et les deux font véritablement la paire. Tout comme sa moitié masculine, Claude Perron possède ce regard intense que lui procure ses deux grands yeux sévères. Elle en abusera d’autant plus sur le film suivant de Dupontel, Le créateur, où elle incarnera l’actrice capricieuse Chloé Duval.
Entre ses deux réalisations, Albert Dupontel n’oublie pas de jouer pour les autres et incarne l’inspecteur glacial Eric Cellier dans Serial Lover de James Huth. Jeu de cache-cache entre son personnage et celui de Michèle Laroque, cette comédie non-sensique accumule les pirouettes narratives pour faire entrer tout son monde ; les quatre amants, la belle indécise, les deux inspecteurs et un couple de voleurs qui ont la malchance de tomber au mauvais endroit au mauvais moment. Rôle quelque peu restreint, la silhouette et la voix de Dupontel suffisent. Il ré-endossera le rôle pour Bertrand Blier dans Les acteurs, en traquant Michel Serrault et ses compères dans une ambiance froide et bleutée en hommage aux films noirs.
Mais avant cela le comédien réalise son second long-métrage, Le créateur. L’histoire d’un dramaturge prénommé Darius qui, après un douloureux coma éthylique, passe quelques mois en convalescence dans une institution avant de s’apercevoir qu’il ne peut plus écrire. Largement incompris par le public, cette tragico-comédie ne séduit pas les foules malgré quelques gags emmenés, notamment lors du massacre des Bretons. La réalisation est léchée et la photographie particulièrement soignée, très marquée par le clair-obscur.
Réflexion autour de la puissance de création, Dupontel réaffirme son univers décalé dans la séquence de Dieu, interprété par Terry Jones lui-même, scénariste et acteur fougueux des Monty Python. Celui-ci n’arrête pas d’imprimer ses idées avant de chiffonner les papiers sans cesse, insatisfait du résultat. Darius cherche désespérément des solutions à son manque d’imagination avant d’être convaincu de la nécessité de tuer pour faire émerger les fulgurances. La révélation est dure et le système progresse vers son inéluctabilité, le créateur décide de mettre fin à ses jours pour pouvoir pondre de l’au-delà l’acte finale de sa pièce ratée, avec en prime son chapeau de clown en pointe vissé sur la tête.
Après le semi-échec du Créateur, Albert Dupontel revient cependant sur les devants de la scène avec l’un de ses films les plus touchants, La maladie de Sachs réalisé par Michel Deville. Interprétant un médecin, le film confronte les souffrances évoquées par les patients et celles, silencieuses du médecin. Malade de lui-même, Albert Dupontel incarne avec subtilités et gestes économes ce professionnel qui fait face aux maux quotidiens et à la solitude. Adaptation du roman éponyme de Martin Winckler, le spectateur suit avec intensité ce portait sans concession de la médecine française moderne. Un ton et un sujet uniques qui permettent à l’acteur de sortir du registre comique dans lequel beaucoup l’avaient enfermé. Au contraire, la justesse, la fragilité, le regard perdu, Dupontel prouve qu’il peut jouer autre chose, des personnages plus profonds et plus atteints.
Sa carrière prend alors un nouveau chemin et les réalisateurs feront souvent appel à lui pour l’interprétation de seconds rôles forts et marquants. Bien que sa prestation dans Irréversible soit peut être la moins convaincante, Dupontel profite du film de Gaspard Noé réalisé en 2002 pour entériner définitivement son image d’amuseur public en s’enfonçant totalement dans la noirceur du film. Pourtant ce n’est pas dans la scène de l’extincteur ni dans celle du taxi qu’il se dépasse mais bien plutôt dans la scène anodine du métro où, face à Monica Bellucci, l’acteur s’amuse à pousser son personnage d’intellectuel jusqu’au bout, s’interrogeant d'une manière absurde sur la jouissance féminine. Le film se concentre trop sur le couple Cassel-Bellucci et laisse malheureusement sur le bord de la route celui de Dupontel. Un film en définitive mineur dans sa carrière.
La bipolarité comédie-drame entretenue par le comédien se vérifie avec les deux longs-métrages suivants ; Monique et Le convoyeur. Le premier film, réalisé par Valérie Guignabodet, est une comédie de mœurs qui épingle les fantasmes des hommes. Abandonné par sa femme après des années de mariage, Alex (Albert Dupontel) décide de la remplacer par une poupée gonflable. Plongeant dans des comportements de plus en plus incompréhensibles, Alex tente de combler le manque d’affection par une excentricité excessive. Dupontel retrouve là un terrain connu et on sent l’acteur à l’aise avec les débordements.
Cependant il nous surprend bien plus encore avec son interprétation d’un convoyeur de fond dans le film de Nicolas Boukhrief. Aux côtés de Jean Dujardin, de Claude Perron et de François Berléand, l’acteur s’affirme au mieux de sa forme avec ce personnage de père qui n’arrive pas à faire le deuil de son fils mort, assassiné lâchement. Sous une carapace à priori solide, l’acteur s’est plier à un entraînement drastique pour affirmer sa musculature, les souvenirs douloureux refont pourtant surface. Au milieu d’une ambiance sociale très pesante, le convoyeur essaye de s’intégrer à sa nouvelle équipe tout en dissimulant ses motivations profondes, celles de coincer les meurtriers de son fils. La mise en scène de Boukhrief souligne la double nature du personnage, entre son image public, polie et rigoureuse, et celle de l’intimité, renfermée et amère. Dupontel y trouve là l’un de ses meilleurs rôles.
L’acteur enchaîne les projets et trouve son équilibre dans une diversité stimulante. Il joue le soldat, l’aventurier baroudeur et pourvoyeur de ripaille dans Un long dimanche de fiancailles de Jean-Pierre Jeunet en 2004. Avec facilité et bonne humeur, il arbore fièrement la moustache touffue du poilu motard et, mine de rien, traverse le film presque incognito. Puis, sans s’arrêter, il se glisse dans la peau d’un pianiste lassé de jouer pour les élites dans le film chorale de Danièle Thompson, Fauteuils d’orchestre, avant d’enchaîner avec Avida, Président et Odette Toutlemonde la même année.
Avec Président, réalisé par Lionel Delplanque, Dupontel se taille une place de choix. Face aux acteurs Claude Rich et Jackie Berroyer, le film est une critique du monde politique et des coulisses de l’exercice du pouvoir. Le physique imposant et sévère de l’acteur font du personnage un être crédible qui, par certains aspects, combinent des traits de chefs d’états connus. Froideur, rigueur pour ne pas dire rectitude, le costume sur mesure sied magnifiquement à Dupontel. Si le film a largement déçu, ce n’est pas tant par la prestation de Dupontel en elle-même qu’une frustration évidente entre l’histoire du film et les attentes contrariées des spectateurs. Il en sera autrement avec la comédie Odette Toutlemonde réalisé par Eric-Emmanuel Schmitt. Aux côtés d’une Catherine Frot malicieuse, Albert Dupontel endosse le rôle de l’écrivain qu’une rencontre avec la plus fervente de ses admiratrices va changer le cours de sa vie. Un film léger qui ne permet cependant pas à l’acteur de témoigner de son talent à cause d’un rôle en-deçà de ses possibilités.
Aux côtés de tous ces rôles, Albert Dupontel trouve néanmoins le temps de revenir à la réalisation avec le très déjanté Enfermés dehors. Délaissant les rôles sérieux ou plus légers qu’il a incarné les mois précédents, il revient avec une autre comédie satirique acerbe où un clochard endosse l’uniforme d’un policier pour faire régner sa propre idée de la justice. Au passage Dupontel égratigne l’image de l’état-policier et celui des puissants patrons à la tête d’empires financiers colossaux. Dupontel aime les marginaux et le crie bien forts. Pour le seconder, Claude Perron, Terry Jones, Terry Gilliam et Yolande Moreau s’amusent à ne rien respecter, ni le droit ni la société. Sans être culte, le film aligne tout de même quelques scènes mémorables dignes des burlesques des premiers temps (quand Roland se casse les dents en tombant dans la voiture !). Autre référence incontournable du film, l’esprit cartoonesque à la Tex Avery, particulièrement apprécié par le réalisateur. La complicité des acteurs s’affiche sans mesure et l’on sent tout le bonheur qu’ils ont eu à tourner. Un film de potes qui manque peut-être d’intérêt narratif. Mais Dupontel s’amuse et cela se voit.
Ces deux dernières années l’acteur enchaîne les films, bons et moins bons, surprises et déceptions. Retrouvant Laurent Boutonnat, il incarne la figure paternelle de Jacquou le Croquant, un film d’aventure quelque peu insipide où l’acteur n’y trouve qu’une place mineure. Les prétentions sont plus grandes avec deux projets ambitieux ; Chrysalis de Julien Leclerq et L’ennemi intime de Florent-Emilio Siri. Si le premier film est clairement une déception, Albert Dupontel tire largement son épingle du jeu dans le film sur la guerre d’Algérie. Néanmoins l’acteur joue de sa présence comme jamais, aussi bien dans les décors sombres et froids du film d’anticipation que dans les décors moites et terreux du maquis algérien. Des rôles physiques où l’acteur ne se ménage pas mais qui renoue avec certains traits de ses rôles précédents. Le regard perçant, l’expérience vécue de ses personnages devient concrètement l’expérience de l’acteur lui-même. A l’aise avec ces figures paternalistes, Albert Dupontel est désormais un acteur qui imprègne le cinéma français, tout comme le fît un Gérard Depardieu à une époque.
Le dernier film de Dupontel, Deux jours à tuer de Jean Becker, le prouve. Il endosse sans effort le rôle d’un père qui choisit de quitter sa famille sans prévenir pour rejoindre en Angleterre son père qu’il n’a pas vu depuis l’âge de treize ans. Accablé par un secret, il veut régler ses comptes avec le vieux pêcheur solitaire et misanthrope. Fragilité, justesse, solitude, Dupontel rejoue en une certaine manière le personnage de La maladie de Sachs, mais avec plus de tranquillité et d’assurance. N’ayant plus rien à prouver, ayant convaincu de la mesure de son talent, Albert Dupontel confirme, films après films, qu’il l’un des acteurs les plus doués du cinéma français. Malgré quelques films mineurs, sa carrière est des plus valorisante.
Film par Réalisateur
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Un film de
Albert DupontelAvec
Albert Dupontel ,
Claude Perron,
Michel Vuillermoz,
Paul Le Person,
Philippe Uchan,
Patrick Ligardes,
Nicolas Marié,
Michel Fau,
Terry Jones,
Yves Pignot,
Christiane Cohendy,
Jacques Herlin,
Micheline Boudet,
Marie Daems,
Dominique Bettenfeld -
Film par Acteurs
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Un film de
Jean-Michel RibesAvec
Jean Yanne,
Albert Dupontel,
Michèle Laroque,
Roland Blanche,
Heinz Schubert,
Marc Andréoni,
Pamela Knaack,
Laurent Gamelon,
Jean Rougerie,
Franck de la Personne,
Catherine Arditi,
Milan Dvorak,
Pierre Lafont,
Ondrej Vetchy,
Stella Zazvorkova -
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Un film de
Florent Emilio SiriAvec
Benoît Magimel,
Albert Dupontel,
Aurélien Recoing,
Marc Barbé,
Vincent Rottiers,
Lounès Tazairt,
Mohamed Fellag,
Abdelhafid Metalsi,
Guillaume Gouix,
Eric Savin,
Adrien Saint-Joré,
Ange Ruzé,
Salem Aït-Ali-Belkacem,
Antoine Laurent,
Anthony Decadi,
Xavier Rothmann,
Timothée Manesse -
Un film de
Michel DevilleAvec
Albert Dupontel,
Dominique Reymond,
Valérie Dréville,
Jean-François Derec,
Serge Riaboukine,
Marianne Groves ,
Martine Sarcey,
Etienne Bierry,
André Thorent,
François Clavier,
Albert Delpy,
Sylvie Jobert,
Amanda Langlet -
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Un film de
Albert DupontelAvec
Albert Dupontel ,
Claude Perron,
Michel Vuillermoz,
Paul Le Person,
Philippe Uchan,
Patrick Ligardes,
Nicolas Marié,
Michel Fau,
Terry Jones,
Yves Pignot,
Christiane Cohendy,
Jacques Herlin,
Micheline Boudet,
Marie Daems,
Dominique Bettenfeld -
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Un film de
Bertrand BlierAvec
Jean-Pierre Marielle,
Jacques Villeret,
Pierre Arditi,
André Dussolier,
Claude Rich,
Jean-Claude Brialy,
Sami Frey,
Michel Piccoli,
Michel Serrault,
Maria Schneider,
Jacques François,
Alain Delon,
Michael Lonsdale,
Jean-Paul Belmondo,
Bertrand Blier,
Claude Brasseur,
Gérard Depardieu,
Michel Galabru,
Josiane Balasko,
Jean Yanne,
François Berléand,
Dominique Blanc,
Michel Vuillermoz,
Serge Riaboukine,
Daniel Cauchy,
Albert Dupontel,
Ticky Holgado,
Patachou,
François Morel,
Bernard Crombey,
Jean-Quentin Chatelain,
Jean Topart -

Un film de
Laurent BaffieAvec
Laurent Baffie,
Daniel Russo,
Alain Chabat,
Gérard Depardieu,
Jean-Marie Bigard,
Dani,
Pascal Sellem,
Bruno Moynot,
François Rollin,
Thierry Ardisson,
Pierre Arditi,
Yvan Attal,
Jean-Louis Aubert,
Daniel Auteuil,
Edouard Baer,
Jean-Marc Barr,
Guy Bedos,
Claude Berri,
Richard Berry,
Dominique Besnehard,
Didier Bourdon,
Patrick Braoudé,
Jean-Claude Brialy,
Bernard Campan,
Guillaume Canet,
Eric Cantona,
Antoine de Caunes,
Marius Colucci,
Gérard Darmon,
Jean-Pierre Darroussin,
Dave,
Jamel Debbouze,
Lorant Deutsch,
Dieudonné,
Mouss Diouf,
Jean Dujardin,
Albert Dupontel,
Gad Elmaleh,
Dominique Farrugia,
Marina Foïs,
Thierry Frémont,
Michel Galabru,
Jacques Gamblin,
Charles Gassot,
Charles Gérard,
Danièle Gilbert,
Chantal Ladesou,
Ticky Holgado,
Gérard Jugnot,
Jean-Félix Lalanne,
Gérard Lanvin,
Régis Laspalès,
Chantal Lauby,
Marc Lavoine,
Samuel Le Bihan,
Yvan Le Bolloc’h,
Maxime Le Forestier,
Pascal Légitimus,
Thierry Lhermitte,
Vincent Lindon,
Enrico Macias,
Sophie Marceau,
Pierre-François Martin-Laval,
Claire Maurier,
Mado Maurin,
Bernard Menez,
Eddy Mitchell,
Frédéric Mitterrand,
Michel Muller,
Florent Pagny,
Vincent Perez,
Bruno Putzulu,
Pierre Richard ,
Jean Rochefort,
Jean-Paul Rouve,
Alain Sarde,
Elie Semoun,
Smaïn,
Bruno Solo,
Alain Terzian,
Patrick Timsit,
Michael Youn,
Roschdy Zem,
Jean Luisi,
Kad Merad -
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Un film de
Jean-Pierre JeunetAvec
Audrey Tautou,
Gaspard Ulliel,
Dominique Pinon,
Jodie Foster,
Ticky Holgado,
Jean-Paul Rouve,
Albert Dupontel,
Marion Cotillard,
Jean-Pierre Darroussin,
Denis Lavant,
Clovis Cornillac,
André Dussolier