Soyons clairs :
36, quai des orfèvres est une vraie claque sonore ! Tout comme pour l'image, l'attribution du label THX prend tout son sens à chaque instant, à chaque seconde et bien plus encore lorsqu'il est question de faire parler la poudre. Un mixage 5.1 qui avait fait toutes ses preuves en salles, on s'en souvient, avec une spatialisation ne laissant aucun détail de côté.

Et si la piste Dolby Digital remplit parfaitement son rôle, on est encore loin, mais alors très loin de la piste DTS ici d'une puissance incroyable. C'est bien simple, rarement la différence entre les deux formats n'aura été autant perceptible, et le spectacle commence déjà très fort sur le logo THX – boule de cristal – en plein débit. Un plein débit 1536 kbps renvoyant forcément au tapis un Dolby Digital et ses 448 kbps pourtant de rigueur, mais qui soudainement paraît bien faible, pour ne pas dire étouffé.
Ce DVD de 36 ferait regretter n'importe qui de ne pas avoir investi dans un ampli DTS tant absolument tous les canaux y gagnent. Basses plus percutantes et plus profondes, canal central d'une limpidité exemplaire rendant honneur aux dialogues, environnement sonore bien plus ample, plus précis, plus fort pour une immersion totale. La musique gagne alors un relief impressionnant, certains effets sonores font même leur apparition – le coup de feu abattant le collègue de Daniel Auteuil possède ici une déflagration absente du DD – et la fusillade prend alors des allures de champ de batailles, sans pourtant jamais trop en faire. Réellement stupéfiant !