PINOCCHIO de ben sharpsteen, hamilton luske
Le mythe de Pinocchio possède cette dimension fascinante et que Disney n'a en rien occulté. Même s'il s'agit de l'un des plus merveilleux et féeriques métrages de toute l'histoire du cinéma, le film de Hamilton Luske et Ben Sharpsteen, l'histoire troublante de ce pantin cherchant à devenir un véritable petit garçon est bercé d'une cruauté et d'une noirceur non négligeables. Et même si cette approche est gentiment aseptisée et remaniée en douceur amère, le fond reste bien présent. Une cruauté qui se faisait la principale intention de son auteur, le journaliste Carlo Lorenzini qui, avec son pseudonyme Carlo Collodi, s'était lancé dans la rédaction d'une série littéraire pour enfants et ce dans le seul but de se refaire une santé financière et rembourser quelques dettes de jeu. Ainsi sa fameuse Avventure di Pinocchio. Storia di un burattino faisait la part belle aux actes de vandalismes, d'agressions mais aussi de duretés enfantines assez surprenantes, allant jusqu'à sa volonté de faire disparaître son personnage au bout du quinzième épisode lors d'une pendaison désespérée. Heureusement, son éditeur voulu faire perdurer les tribulations de la marionnette et somma l'auteur de le faire revenir dans une suite plus digne.
PINOCCHIO de ben sharpsteen, hamilton luske
D'où l'apparition de la Fée Bleue... Une fois vaincue la lassitude qu'il avait pour son héros, Collodi lui offrit un salut optimiste lors des dix-sept autres épisodes qui suivirent, l'histoire s'achevant sur la métamorphose définitive de Pinocchio, clôturant ainsi une parution qui s'étendît sur plusieurs mois avant de connaître une nouvelle popularité sous forme de recueil. Devenant un véritable classique en Italie, l'histoire connut même une première adaptation animée en 1936 avant que le grand Walt Disney, légendaire amateur de contes, ne découvrit le personnage lors d'un de ses voyages en Europe.
![]() | |||


























