Bien meilleure que celle de La tunique, l'image des Gladiateurs n'est toutefois pas exempte de défauts. On remarque souvent qu'un bruit vidéo (bien plus léger toutefois que sur La tunique) vient parasiter les arrières plans mais cela reste acceptable ou du moins pardonnable. Le scope est assez bien rendu grâce à un master lumineux, une définition correcte et des couleurs chatoyantes à défaut d'être réellement éclatantes.
Contrairement au DVD de La tunique, la VF ne bénéficie pas d'un mixage stéréo. Il faut se contenter d'un bon vieux mono qui toutefois a le mérite d'être vraiment bon (pas de souffle, assez dynamique et bonne clarté au niveau des dialogues).
La VO a subit un remixage relativement identique dans ses caractéristiques techniques que celui présent sur le film précité. Le DD 4.0 apporte donc une ouverture conséquente des canaux avants tout en relayant à l'occasion certaines ambiances sur les arrières. Rien de transcendant mais cela reste tout à fait correct.
Impossible de changer à la volée de pistes et de sous-titres.
Le minimum syndical. Comme sur le zone 1 (menu fixe et muet identique), il faut se contenter comme seul supplément de la bande annonce, encodée en 16/9 mais recadrée en 1.85 (et uniquement en Vo).
Après la mort de son maître Marcellus Gallio, Demetrius (Victor Mature) est arrêté par les romains qui le condamnent à devenir gladiateur. Sa foi chrétienne l'empêchant de se battre, Demetrius refuse le combat. Une fois dans l'arène, il va pourtant devoir se défendre pour rester en vie.
Suite de La tunique, Les gladiateurs n'a aucun mal à surpasser son prédécesseur. Plusieurs raisons à cela : l'intrigue s'enrichit en laissant de côté quelque peu l'aspect biblique (rappelons qu'il est question de tunique du Christ et d'émergence de la chrétienté à Rome) pour proposer des combats de gladiateurs hautement spectaculaires (et qui a bien des égards notamment dans la gestion du cadre n'ont rien à envier à ceux de Gladiator), la présence derrière la caméra d'un réalisateur talentueux en la personne de Delmer Daves (Le flèche brisée, Les passagers de la nuit) et l'apparition d'un étonnant personnage féminin (femme forte et ambitieuse d'une modernité surprenante) interprété par une formidable Susan Hayward.
Par Laurent Pécha