On a l'impression qu'un raptor est passé par là. Rarement, le support DVD nous avait donné l'occasion de voir un master aussi abîmé. Constamment rayé verticalement, il est difficilement regardable. La compression étant tout souvent désastreuse, le rendu pictural est au plus bas. Pour sauver l'image du massacre, il reste toutefois une définition passable et surtout des tons froids plutôt bien mis en évidence.
Quelque soit la piste surround sélectionnée, le rendu sonore est identique : avant tout axé sur les avants, le mixage souffre d'une dynamique totalement différente entre les scènes calmes et mouvementées. Alors qu'on a l'impression de ne rien entendre lorsque les dialogues prennent l'ascendant, subitement, la bande son devient presque assommante lorsque l'action s'emballe. Bref, la bande son manque totalement d'homogénéité. A noter que la VF est un peu plus ample que la VO
Le strict minimum toutefois totalement justifié eu égard à la valeur médiocre du film. Les menus sont fixes et muets et l'unique bonus est la bande annonce du film en VO.
Après la mort de sa mère, le jeune Mark (Elijah Wood) est confié par son père à son oncle et sa famille. Il fait la connaissance de son cousin, Henry (Macaulay Culkin) dont les jeux à tendance morbide vont très vite dégénérer. Sentant la menace planer sur sa famille d'adoption, Mark tente de les prévenir du danger que représente Henry mais personne ne semble disposer à croire un enfant déstabilisé par la mort de sa mère.
Après Les nuits avec mon ennemi, Joseph Ruben démontre avec Le bon fils qu'il est définitivement rentré dans le moule des honnêtes faiseurs hollywoodien. Difficile donc de voir ici tout le talent d'un homme qui avait su nous séduire avec Stepfather et Coupable Ressemblance. Ruben se contente de mettre en images de la manière la plus efficace possible un scénario assez macabre qui permet avant tout à sa vedette, Macaulay Culkin, de jouer les contre emplois. Dans un rôle de méchant garçon, véritable psychopathe juvénile, le jeune comédien est assez convaincant, bien plus que son pâle partenaire, Elijah Wood. La future vedette du Seigneur des anneaux étant, à l'image de son personnage, totalement dépassée par les événements.
De ce récit ultra manichéen et bien trop conventionnel dans ses rebondissements, on retient un final haletant et malicieusement pervers en haut d'une falaise où la mère doit choisir entre sauver son fils qu'elle sait diabolique (il vient de tenter de la tuer) ou son neveu.
Par Laurent Pécha