L'éditeur propose un superbe transfert qui bénéficie d'un master lumineux à souhait. La qualité de la compression est admirable. Les couleurs ont de l'éclat et la définition est d'un niveau remarquable. Un pressage de toute beauté.
Si les deux pistes 5.1 assurent un rendu honnête (pas de DTS anglais pourtant disponible sur le zone 1), la spatialisation de la bande son ne prenant véritablement effet que lors des rares scènes de combat, il est bien difficile de regarder le film en VF. La voix de Nicolas Cage est en effet horripilante, à mille lieux de celle qu'on a l'habitude d'entendre.
Des bonus classiques aussi vite regardés qu'oubliés (au passage, on perd le commentaire audio du zone 1). Bande-annonce du film en Vost et VF, filmographies des trois acteurs principaux et du réalisateur, clip vidéo et surtout un making-of (Vost, 25mn) agréable et complet (on découvre notamment que le tournage a eu lieu sur l'île de Céphalonie donnant un véritable cachet authentique au film) même si les interviews versent trop dans l'autosatisfaction (ne pas rater la comparaison avec David Lean).
En 1941, les habitants de l'île grecque de Céphalonie voient débarquer les soldats italiens chargés par les allemands de les surveiller. Parmi ce bataillon qui traite les occupants de l'île avec respect et gentillesse, on découvre le capitaine Corelli (Nicolas Cage) bien plus apte à s'adonner à la musique (la mandoline) qu'aux diverses manoeuvres militaires. Pelagia (Pénélope Cruz), la fille du médecin (John Hurt) ne reste pas insensible à son charme même si elle est fiancée à Madras (Christian Bale), parti depuis longtemps au front.
Après l'académique Shakespeare in love, John Madden signe une romance sur fond de guerre qui a bien du mal à nous enflammer. Si le contexte historique est plutôt bien rendu, l'histoire d'amour entre Nicolas Cage et Pénélope Cruz ne parvient jamais vraiment à décoller, malgré toute la bonne volonté des deux stars. Sous un amas de clichés, le film parvient à être attrayant lors de quelques scènes (la plupart des péripéties militaires) bien aidé par une photo à la luminosité éclatante. Mais dans son ensemble, Madden démontre qu'il n'était vraiment pas l'homme de la situation.
Par Laurent Pécha