Un désastre à l'état brut. Le transfert est granuleux à souhait, mal compressé et aux contrastes déplorables. Les couleurs sont pales, sans le moindre éclat, la définition n'a aucun piqué. Voilà bien longtemps que l'on n'avait pas vu cela sur nos platines. On regretterait presque que la réalisatrice n'ait pas mis son veto quant à la qualité du transfert et exigé un nouveau mastering.
Présenté en stéréo, le mixage ne fournit que le minimum syndical, ce qui est d'autant plus regrettable que la partition musicale de Yves Simon, tout en finesse et essentiellement au piano, est de toute beauté. Les dialogues demeurent parfaitement clairs mais un peu plus de dynamique n'aurait pas été un mal.
Vous trouverez en premier lieu un entretien avec Diane Kurys (26mn41). La réalisatrice s'y confie, nous dévoile la part autobiographique du film, rentre dans les détails de la trame du scénario tout en se livrant à une analyse de ses personnages. Elle discourt avec une vraie générosité rendant cette interview particulièrement enrichissante sur son travail de scénariste et de réalisatrice.
Plus classiques, la bande annonce du film ainsi que celles de la collection et les filmographies des principaux protagonistes viennent clore cette édition.
L'histoire pourrait se résumer ainsi : la double vie d'une romancière de 35 ans. Mais cela serait bien trop simple. Lola, David, Romain, Tom, Anne... Autant de personnages, de drames, de larmes, de ruptures, de trahisons... Le portrait d'une génération vue par Diane Kurys.
« Je crois que je t'aime...mais c'est pas grave ! »
Diane Kurys nous brosse le portrait d'une génération de trentenaires face au quotidien de l'amour, à la vie de couple, aux rêves et aux désillusions. Pour cela elle s'entoure d'acteurs tout droit sortis du haut du panier et d'une jeune génération qui ne manque pas d'assise. Le traitement se fait dans la simplicité, la sobriété et la sincérité pour mieux nous cueillir. On se surprend à revivre des situations heureusement ou malheureusement connues, et la cruauté des sentiments est mise en abîme de façon admirable par une réalisatrice inspirée et servie par des comédiens hors pair.
A saluer également, la très partition musicale d'Yves Simon, qui accompagne les mouvements des personnages avec beaucoup de grâce.
Par Pascal Faber