Si certaines scènes souffrent d'un grain un peu trop présent, l'ensemble fait preuve d'une définition acceptable. On notera néanmoins beaucoup trop d'artéfacts de compression et quelques poussières sur le négatif. Les couleurs nous procurent un éclat convenable et bénéficient d'une saturation appréciable.
Les pistes mono anglaise et française se montrent un peu trop limitées en terme de dynamique. La version française demeure une nouvelle fois un cran en dessous de son homologue anglaise avec une restitution des dialogues très moyenne, ceux-ci se montrant très étouffés. Optez donc, à volume égal, pour la version originale.
Des menus hideux et pas le moindre bonus.
1873. Chato est un métis apache qui mène une existence tiraillée entre deux cultures : celle des blancs et celle des indiens. Un jour, Chato est provoqué par un shérif local et le tue en état de légitime défense. Accusé de meurtre, Chato est obligé de prendre la fuite.
Deux ans après avoir revu le mythe des shérifs (L'homme de loi avec Burt Lancaster), Michael Winner s'attaque à l'image et à la perception des indiens dans le western. S'ils demeurent la race à anéantir, le réalisateur met en avant l'aspect courageux et « humain » des indiens avec comme porte parole un Charles Bronson qui transcende le film face à un Jack Palance redoutable.
Aujourd'hui, Les collines de la terreur a certes un rien vieilli mais demeure un western que tout fans de Charles Bronson se doit d'avoir dans sa Dvdthèque. Dommage que cette édition ne soit pas à la hauteur des attentes.
Par Benjamin Bach