Passés les quelques petits défauts courants sur le générique et la première partie de la première bobine, le master se révèle d'une facture correcte. On note également quelques fourmillements dans certains arrières plans, mais ceux-ci n'entravent pas trop le spectacle que nous offre John Frankenheimer. Les couleurs bénéficient d'une belle palette de teintes et se voient merveilleusement saturées. Quant à la définition, celle-ci reste dans la moyenne acceptable.
Les pistes mono anglaise et française accusent l'une comme l'autre une belle dynamique nous permettant ainsi de redécouvrir de film d'aventures dans les meilleures conditions. Si les dialogues français bénéficient d'une mise en avant légèrement supérieure au regard de la version originale, toutes deux font preuve d'une belle clarté d'ensemble et la bande originale se pose en parfaite accompagnatrice.
En guise de bonus vous ne découvrirez que les bandes annonces de « Les cavaliers », « Les canons de Navaronne » et « L'or de Mackenna ».
A Kaboul s'affrontent les meilleurs cavaliers de l'Afghanistan d'avant-guerre. A l'occasion d'une course appelée « Buzkashi », Uraz tombe et se casse une jambe, tandis que son coéquipier sauve l'honneur en gagnant le concours. Uraz devra se faire amputer, mais par fierté et détermination, il voudra encore montrer ses talents de cavalier.
Adapté du roman de Joseph Kessel et mis en scène par John Frankenheimer à qui l'on doit entre autre « Ronin » ou encore « L'ile du docteur Moreau », Les Cavaliers est avant tout et au-delà de l'aventure en elle-même, celle d'un fils (Omar Sharif) en quête du respect de son père, respect que le père (Jack Palance) accorde plus facilement à un cheval qu'à son fils. En privilégiant cette approche, Frankenheimer nous invite ainsi au voyage dans un film d'aventure poignant où Omar Sharif retrouve un personnage à la hauteur de celui qu'il tenait dans « Lawrence d'Arabie ».
Par Benjamin Bach