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2

LE JOUR OU LA TERRE S'AR
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10

MESRINE : L'ENNEMI PUBLI
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Zone 2
Eléfilm
0

Format 1.33 - 4/3 uniquement - Double couche

Langages : - Français Stéréo

Sous-titres : Aucun

COFFRET MICHEL DEVILLE
Réalisateur: Michel Deville
Acteurs :
Durée : 0 minutes
Suppléments : DVD 1 : L’ours et la poupée (1969) ; Filmer des fleurs et des vaches (leçon de mise en scène par Michel Deville, 5’), Peut-on imaginer des animaux plus dissemblables ? (entretien avec Michel Deville, Jean-Pierre Cassel, Nina Companeez et Brigitte Bardot, 29’)

DVD 2 : Le dossier 51 (1978) ; Raconter en photo (leçon de mise en scène par Michel Deville, 6’), Sans star ni paillette mais avec une caméra subjective (entretien avec Michel Deville et Gilles Perrault, 28’)

DVD 3 : Le voyage en douce (1980) ; Raconter en flash-back (leçon de mise en scène par Michel Deville, 11’), Un rôle/une comédienne (entretien avec Nicole Garcia, Dominique Sanda et Michel Deville, 21’)

DVD 4 : Eaux profondes (1981) ; Diriger les acteurs (leçon de mise en scène par Michel Deville, 22’), Timidité, certitudes et Gary Cooper (Entretien avec Jean-Louis Trintignant et Michel Deville, 27’)

DVD 5 : Péril en la demeure (1985) ; La grande famille du cinéma (entretien avec Richard Bohringer, 24’), Autour de Péril en la demeure (Entretien avec Nicole Garcia, Christophe Malavoy, Michel Piccoli et Michel Deville, 45’)

DVD 6 : La maladie de Sachs (1999) ; Un auteur heureux (entretien avec Martin Winckler, 31’), Comment j’ai renoncé à la médecine (entretien avec Albert Dupontel et Martin Winckler, 28’)
Date de sortie DVD : 28 Mai 2008
Critique Image
DVD 1 : Si le film n'a pas vieilli par son ton singulier et mélodique, il n'en est pas de même de l'image. Les couleurs sont un peu passées dans certaines scènes et au contraire justement saturées dans d'autres. L'image manque quelque peu de détails et des traces de compression sont parfois visibles sur les surfaces colorées. Les scènes nocturnes sont celles qui s'en sortent le mieux. Parfaitement contrastées, leur piqué et également de grande qualité. Un résultat qui manque d'homogénéité mais qui permet tout de même de découvrir ce film léger dans les meilleures conditions possibles à défaut d'un master de meilleure qualité.


DVD 2 : L'esthétique froide du film trouve ici une juste mesure. Le mélange des sources (photographies, vidéo, séquences avec une lumière composée, prise de vue sur le vif, etc.) transparaît clairement et le grain varie suivant la nature de l'image. On note cependant des traces de compression mais les séquences filmées en 35 mm avec un éclairage contrôlé sont impressionnante de netteté et de détails. Les noirs sont profonds, les contrastes équilibrés et les couleurs parfois rayonnantes comme les scènes avec l'ancienne révolutionnaire.


DVD3 : Après le film d'espionnage très froid du Dossier 51, le réalisateur s'attarde sur les couleurs chaudes de la Provence et cela se voit. Les contrastes sont très marqués dans les scènes d'intérieurs et les couleurs soutenues. La luminosité est équilibrée et les noirs sont très profonds. Le piqué de l'image est respecté donnant aux nombreux gros plans du film des détails de peaux de grandes qualités. Seules quelques traces de compression sont visibles notamment sur les parties de reflets mais disparaissent dans les scènes de paysages donnant au décor tout son éclat, sa brillance et ses couleurs.


DVD 4 : Michel Deville explore ici la voie du polar domestique. Par son image le film est curieusement daté très années quatre-vingt, avec ses couleurs quelques peu criardes qui ne s'harmonisent pas entre elles. Les contrastes sont volontairement durs, les noirs très profonds. Certaines scènes paraissent plus fades car moins contrastées mais la grisaille du décor de l'île de Jersey ajoute au pittoresque de l'histoire. L'image manque un peu de piqué, les détails se perdent sur les fonds unis. La compression est quelque peu visible également. Le film souffre d'une image un peu « vieillotte » en somme.


DVD 5 : Le film manque singulièrement de contraste et certaines scènes paraissent bien trop pâles et grise. Les noirs ne sont pas suffisamment prononcés. Hormis quelques touches de couleurs prononcées (le pull bleu d'Anémone, la jupe rouge de la jeune fille, la verdure du jardin), Péril en la demeure est certainement le film du coffret qui témoigne de la plus mauvaise image. L'image frétille, du bruit apparaît sur les fonds sombres. Sans être catastrophiques, ces défauts proviennent certainement à la fois d'un master de moindre qualité et d'une compression vidéo trop prononcée. Curieusement certaines scènes du film (pas plus de trois ou quatre) bénéficient d'une hausse de qualité étonnante !


DVD 6 : Le film très lumineux car très médical de Michel Deville trouve ici une qualité d'image juste. Contrastes soulignés, saturation suffisante des couleurs, équilibres des tons, piqué de l'image, La maladie de Sachs bénéficie d'une qualité bonne sans être merveilleuse. Quelques traces de compression subsistent en effet, de façon discrète néanmoins. Un film particulièrement bien composé et éclairé, l'un des meilleurs du cinéaste.



 
Critique Son
DVD 1 : Une seule piste Dolby Digital 2.0 est disponible. Suffisamment claire et ajustée, cette unique piste son permet tout de même d'apprécier les dialogues cocasses et les mélodies guillerettes composée par Eddie Vartan. On reconnaît ici la diversité et la justesse des bandes-son des films du réalisateur. Seuls les effets sonores et les bruitages sont un peu en-deçà de la qualité générale.


DVD 2 : Là encore, seule la piste Dolby Digitale 2.0 est disponible. De même que l'image, la provenance du son est ici très travaillée, entre la voix enregistrée sur bandes, les voix plus ou moins éloignées, les voix filtrées, voire même l'absence de voix ou d'effets sonores, tout est impeccablement mixé. Du fait du point de vue subjectif utilisé comme parti pris, les timbres de voix sont riches et diversifiés pour permettre de bien reconnaître les personnages dont on ne voit pas toujours le visage. Petit étonnement tout de même, suivant la logique de ce point de vue subjectif, aucune musique non diégétique (sinon des musiques jouées ou entendues dans le champ) ne devrait être présente. Pourtant, à plusieurs reprises lors de voix off de rapport, une musique « fictive » vient soutenir la bande-son. C'est ici la seule concession du réalisateur au système du point de vue subjectif.

DVD 3 : Toujours une piste Dolby Digitale 2.0. Bande-son essentiellement composée des dialogues, les effets sonores éclatent parfois lors de courtes scènes où alors lors des séquences en Provence avec un fond de chant de cigales particulièrement présent. La musique y est plus discrète mais accompagne fort à propos l'évolution des sentiments. On sent toute l'attention que le cinéaste porte à la conception du son, une direction à la fois simple mais précise et subtile. Les dialogues, véritable centre du film, sont d'une clarté cristalline et installe le côté intimiste du film.


DVD 4 : La bande-son Dolby Digitale 2.0 entremêlent astucieusement lignes de dialogues claires, effets sonores détaillés et musiques conférant à chaque scène sa dynamique propre. Le cinéaste travaille avec les niveaux sonores de chaque élément pour mieux « spatialiser » les scènes, jouant ainsi entre le champ et le hors-champ, le proche et le loin, les éléments diégétiques des éléments non-diégétiques. Un univers sonore complètement contrôlé qui fait écho à l'artificialité des décors, des comportements, du récit. Les dialogues trouvent ici une fois encore leur place primordiale au coeur du film. Les timbres de voix si particuliers de Jean-Louis Trintignant et d'Isabelle Huppert ressortent comme des couteaux aiguisés, tranchant nette dans la matière sonore.

DVD 5 : La bande-son Dolby Digital 2.0 paraît un peu étriqué face à la richesse sonore du film. Que ce soient les bruitages, les dialogues et les musiques, tous les éléments sonores jouent à plein régime dans ce film qui lorgne vers le récit d'ambiance, entre la romance et le thriller. Un statut hybride qui se retrouve dans la bande-son, depuis les airs de guitare jusqu'aux bruitages de tempête en pleine nuit, faisant claquer les fenêtres d'un ton sec et inquiétant. On imagine combien une piste 5.1 aurait pu apporter à la bande-son du film.


DVD 6 : Vision très réaliste et naturaliste de la profession de médecin généraliste, Michel Deville transpose la rigueur formelle de l'image à celle de l'univers sonore. Les longues discussions dans le cabinet médical abonde sans autre forme de son que se soit. La musique est quasiment absente du film sauf lors de la scène de la voiture, scène clef du film où la violence de la musique symphonique témoigne de la détresse et de la rage contenue du personnage du docteur. De même les effets sonores sont discrets mais parfois insistants (la pluie, les bruits de la ville). Le grand principe du film reste le silence. Un silence qui s'immisce entre les dialogues et entre les scènes. Un silence pesant, étouffant.

 

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