Un master compatible 16/9 lumineux à souhait et d'une excellente facture. Les couleurs sont riches et d'une très bonne tenue accompagnées par une gestion du contraste impeccable. La définition n'est pas en reste et s'avère d'un bon piqué et ce, grâce à une compression très honnête.
Un Dolby Digital 5.1 anglais et français, calme mais d'une belle précision dans la restitution des ambiances sur les voies arrières. Les dialogues font preuve d'un bon dynamisme et d'une belle clarté. La bande originale de Gabriel Yared s'en sort très bien et se voit parfaitement exploitée. Ne vous attendez cependant pas à de grandes effusions sonores car les seules présentes ici sont de larmes...
Un menu animé en apparence (il s'agit en fait d'un menu fixe en incrustation sur des images du film) et avec le flux et le reflux en fond sonore. Coté bonus, on trouve la bande annonce au format, en VOST mais non compatible 16/9, les filmographies de Kevin Costner, Robin Wright-Penn, Paul Newman et de Luis Mandoki présentées sur écran fixe, de courtes interviews des acteurs, du réalisateur et des producteurs parlant à tour de rôle des uns et des autres (et un peu du film, un peu plus et on se retrouvait sur ''Exclusif''). Enfin, la vision de ce qu'ils osent appeler ‘'Making of'' sur la jaquette, mais qui n'est ni plus ni moins que deux prises de vues de 5 secondes chacune... On avait rarement fait ci court. Alors pour se rattraper et toujours sous le nom de ‘'Making of'', ils en rajoute quelques unes dans le chapitrage mais toujours aussi courtes et dénuées de tout intérêt...
Theresa, qui n'arrive pas à se remettre d'un divorce, découvre, enfouie sous la sable chaud, une bouteille contenant une lettre d'amour (Gloups !) Elle va tout mettre en oeuvre pour retrouver l'auteur de ces quelques lignes.
Une bouteille à la mer, un scénario soporifique et des acteurs en plein naufrage !
Adapté du roman de Nicholas Sparks, Message in the Bottle s'avère au final d'une mièvrerie à toute épreuve. Luis Mandoki est abonné à ce registre vu que nous lui devons déjà le non moins mièvre Pour l'amour d'une femme avec la reine du genre, à savoir Meg Ryan. Mais ici, il met les bouchées double et ne s'accorde aucune bouée de secours... Ne cherchez pas d'humour, il n'y en a pas. Tout est prétexte à faire pleurer dans les chaumières. Mais il vous faudra pour cela, tout de même une bonne dose de sensibilité, une âme de romantique ''fleur bleue'' et plus de deux heures devant vous.
Côté acteurs, Kevin Costner et Robin Wright-Penn forment un couple tout en osmose et en harmonie mais le seul à vraiment tirer son épingle du jeu reste le grand Paul Newman, mais ça on est habitué...
Donc à moins de vouloir vous saper le moral, vous savez quoi faire !
Par Pascal Faber