Présentés cette fois-ci dans des masters 16/9 compatibles 4/3, les transferts se montrent d'une facture générale très convenable. On note malgré tout un léger grain ambiant et quelques fourmillements dans les arrières plans, mais la compression accuse une belle fluidité. La palette colorimétrique nous procure des teintes naturelles et des couleurs parfaitement saturées. Quant à le définition, elle offre à l'image une belle précision.
Les pistes Dolby Surround anglaise et française font très correctement leur boulot : les dialogues accusent une belle clarté et les ambiances se voient très honnêtement retranscrites sur les différents canaux. Mais il faut attendre les passages musicaux pour bénéficier d'un véritable relief. Globalement, la même chose que pour la saison précédente.
Seul bonus de cette seconde saison, un Commentaire audio sur l'épisode 14. Non sous-titré évidemment, Warner oblige.
Après une première saison qui nous faisait espérer un renouveau dans le registre de la série teenage, s'éloignant quelque peu de son modèle Dawson, Newport Beach peine à maintenir le cap et tombe très rapidement dans le consensuel et l'on regrette amèrement que les scénaristes n'aient pas tenu le cap.
On reprend donc pour cette seconde saison nos héros là où nous les avions laissé et pour tenter de ne pas tomber dans le redondant, on nous offre une pléiade de nouveaux personnages entraînant donc de nouveaux rebondissements : fille cachée, homosexualité, retour du frère... Malheureusement, l'ensemble revient vite aux bases de la série au lieu de les approfondir, et au fur et à mesure que les épisodes passent, chaque nouveau personnage se voit gentiment renvoyé vers la case sortie ou du moins le placard à balai d'où on le ressortira le cas échéant. Cette seconde saison demeure donc bien plus sage que la précédente et l'on se dirige à grands pas vers un Dawson bis. Dommage !
A noter tout de même la participation de George Lucas dans un épisode, mais c'est bien peu pour relever le niveau...
Par Pascal Faber