Pour des masters vieux de trente ans, Universal réalise un travail de premier choix. On note certes de nombreuses poussières et autres défauts de pellicule, mais l'ensemble se montre particulièrement bien défini et la compression nous livre une très belle fluidité. La palette chromatique nous propose des teintes naturelles et l'éclat général qui se dégage se montre des plus satisfaisant.
Les anglophiles seront déçus de ne pas trouver la version originale mais compte tenu du fait que nous avons tous découvert cette série dans la langue de Molière, l'absence de version originale ne se fait guère sentir. La piste mono est claire, peut être un peu sourde mais les dialogues se détachent parfaitement de la bande originale et ce sans le moindre souffle.
Outre la présence de l'épisode pilote dans la rubrique bonus, on trouvera une interview de Melissa Guilbert en 22 chapitres (50mn33 – vost), alias Laura Ingalls, revenant sur son expérience au coeur de la série, sa famille d'adoption, parle de ses partenaires avec une énorme et profonde affection... Elle nous livre tous ses souvenirs en vrac, bon nombre d'anecdotes de tournage et l'on écoute la comédienne avec une plaisir certain.
Vous pourrez ensuite tester vos connaissances sur la série à l'aide d'un petit quizz de 25 questions.
Un vent de nostalgie souffle sur la prairie. Charles Ingalls, Caroline et leurs filles Mary, Laura et Carrie vous accueillent dans leur petit village de Walnut Grove, où vous retrouverez avec bonheur le charmant docteur Baker et le fidèle Mr Edwards, mais aussi les Oleson et leur peste de fille Nellie.
Que celui qui n'est jamais tombé sous le charme de cette série culte dans son adolescence nous jette la première pierre. Rediffusée de multiple fois sur nos chaînes hertziennes, les aventures de la famille Ingalls a toujours fait pleurer dans les chaumières. Car il faut bien reconnaître que Charles et sa famille ont fait face à toutes les catastrophes du monde avec un aplomb diabolique. Débordant de bons sentiments et de valeurs humanistes les épisodes se succèdent les uns derrière les autres (9 saisons pour 204 épisodes) faisant tantôt place à l'humour, à la fraternité, la haine et les drames.
Bien sur les clichés pullulent, les claques se perdent souvent et la « guimauve » tend parfois à prendre une place trop importante mais pour peu que l'on décide de refaire un bond dans les années 70/80 on retombera sans le moindre mal sous le charme de cette série un rien moralisatrice et défenseuse des grandes valeurs américaines.
Par Benjamin Bach