Bien que parfois trop lumineuse, la copie – originellement pas tip top - prouve une nouvelle fois la grand traitement offert par Europa vidéo aux films qu'elle propose. C'est net, coloré, soigné et la compression tient solidement le coup. On ne demandait pas mieux.
Là encore l'éditeur met la gomme sur un film d'action, et les deux pistes 5.1 (française et russe) risquent de définitivement nous fâcher avec le voisinage. Explosion, musique et fusillades mettent perpétuellement l'équipement sonore en branle avec un excès de basses tonitruantes. Certains devraient s'en inspirer...
Très classique : un making of de 22 minutes peu informatif mais rempli d'images de tournage, un chouette module de 3 minutes sur la conception des effets visuels ainsi que les interviews télévisées (14minutes) de l'équipe du film lors de l'avant-première. Le tout bien évidemment accompagné de la bande annonce.
Une prise d'otage, des fumiers de terroristes, une bombe atomique, un héros indestructible qui flingue à tout va... Rien de bien neuf dans le paysage cinématographique si ce n'est que nous n'avons pas droit ici à une production hollywoodienne puisque CountDown est un pur produit Russo-Russe. Le moins que l'on puisse dire, c'est que lorsque la mère patrie singe les plus grands, elle n'y va pas avec le dos de la cuillère et donne même des leçons à ses pairs en matière de patriotisme exacerbé là où même Bruckheimer poserait ses barrières. Tchétchènes et arabes menacent donc de faire sauter tous les jeunes spectateurs de l'emblématique cirque de Moscou, ce qui ne plait bien évidemment pas à une sorte de James Bondosky dont la fille fait partie du public.
La suite on la connaît : ça mitraille à tout va, les avions s'écrasent, ça jure dans toutes les langues, et le corps militaire soviétique retrouve ses lettres de noblesse après avoir été accusé de massacrer les peuples avoisinant sans faire dans le détail. Outre un montage parfois cartoonesque, l'ambition costaud de l'entreprise s'embourbe dans une tentative de crédibilité politique en se référant à des faits réels enjolivés pour l'occasion et surtout une sous intrigue sur les motivations ennemies dont on se fout complètement tant elle vire dans le grotesque. Hollywood n'a donc plus le monopole des gros films d'action crétins. C'est la bonne nouvelle...
Par Christian Lethocini