A mi chemin entre Fleuve en Colère et Invasion, la note est mitigée. Malgré de gros soucis de fourmillements et de compression, le master est acceptable. Tout se dégrade lors des scènes obscures, où les noirs sont très mal maîtrisés. Hormis cela, la définition est tout juste moyenne avec une colorimétrie correcte.
Claire et précise sur les avants, l'unique piste Dolby Surround ne compromettra pas la quiétude des voisins. Les enceintes arrière sont exploitées discrètement et le caisson de basse est totalement muet. Cela dit, les dialogues (risibles à souhait) sont bien rendus.
Menus fixes, pas même l'ombre d'une bande annonce.
A Seattle, de nombreuses personnes meurent dans des conditions mystérieuses. Il s'agit en fait d'un virus informatique qui s'est transformé en virus organique mortel...
Pour faire un bon navet, il faut, avant tout, s'équiper d'un scénario particulièrement mauvais ou invraisemblable, voire les deux. Il faut aussi une star déchue (un Robert Wagner en l'occurrence sorti du formol) ainsi qu'un jeune qui monte pour lui tenir la dragée haute. Heureusement pour le cinéma, le charisme proche du bulot d'Antonio Sabato Jr l'empêchera vraisemblablement d'accéder à ce statut de jeune pousse. Il faut aussi une réalisation quelconque voire soporifique. Proche du meilleur épisode de Derrick, la mise en scène de Choc Mortel est comparable à un encéphalogramme désespéremment plat. Le nanard classique possède ce petit charme qui va attirer la sympathie des gens. Choc Mortel est définitivement ancré dans le navet pur et dur qui s'oublie très facilement pour ceux qui auront le courage de le regarder jusqu'au bout. Pour les autres, son existence est purement anecdotique.
Par Maxime Trouvé