A édition à petit prix, transfert somme toute relativement moyen. Certes les couleurs préservent un éclat des plus satisfaisant en offrant une saturation pointue, mais l’on note de nombreuses poussières venant parasiter le visionnage. Le transfert se laisse également entraver par un léger grain omniprésent. Néanmoins, la définition demeure précise et la compression parvient à ne pas trop se faire sentir. On attendait toutefois une attention plus poussée, à l’image de l’édition spéciale disponible depuis maintenant un certain temps sur le territoire américain.
Si les pistes anglaises ont eu droit à de nouveaux mixages (Dolby Digital 5.1 et DTS), la version française reste en mono et il faut bien reconnaître que les différences sont flagrantes. Cette dernière demeure étouffée et privilégie bien trop les dialogues au détriment des différentes ambiances et de la bande originale.
En revanche, que vous décidiez d’opter pour la version DTS ou DD5.1 anglaise, le confort se révèle nettement plus agréable, même si l’une ne se différencie guère de l’autre. Les dialogues y sont parfaitement clairs et se détachent bien mieux des ambiances frontales. L’ensemble demeure néanmoins frontal et seule la bande originale, rythmée de classiques des années 80, parvient à utiliser les canaux surround.
Seul bonus de cette maigre édition, la bande-annonce du film. Quel dommage que l’éditeur n’ait pas jugé utile de jeter un coup d’oeil sur l’édition spéciale américaine.
Ils sont cinq, étudiants, et n’ont rien en commun à part leur présence en colle un samedi après-midi. Méfiant les uns envers les autres, le « génie », la « névrosée », le « sportif », le « rebelle » et « la fille à papa » vont apprendre à se connaître et à passer outre leurs préjugés.
Bien que sérieusement démoli lors de sa sortie en salles, Breakfast Club s’est aujourd’hui hissé au rang de film culte pour toute une génération. Un an après son touchant Sixteen Candles, John Hughes retrouve deux de ses vedettes et prend comme point de départ un pitch pour le moins simpliste : enfermez dans une même pièce cinq personnes que tout sépare et voyez où ça vous mène. C’est donc sous la forme d’un huis clos que le réalisateur décide d’aborder son histoire. Une fois dépassés les stéréotypes inhérents au genre, il nous livre un véritable portrait d’une génération, utilisant les malaises de chacun et leur mal être existentiel avec une belle sensibilité et beaucoup d’humour.
Breakfast Club annonce les prémices d’un futur Ferris Buller et la tendresse et l’humour ici véhiculé par les personnages et les dialogues deviendront la marque de fabrique d’une réalisateur qui marqua son époque.
« M. Vernon, nous acceptons d'avoir sacrifié tout un samedi en retenue puisque vous pensez que nous avons fait quelque chose de mal, mais nous trouvons absurde le sujet de dissertation que vous nous avez donné : "Qui pensez-vous être ?". Vous nous voyez comme vous voulez bien nous voir, nous, nous avons trouvé une définition très simple. Chacun de nous est à la fois un surdoué, et un athlète, et une détraquée, et une fille à papa et un délinquant. Ca vous va ? Signé, Breakfast Club.»
Par Benjamin Bach