Ici
Renaissance est présenté en VC-1. Il ne faudra pas longtemps à la différence pour se faire sentir puisque le simple générique d'intro accuse des traits extrêmement fins sur les titres et les particules virevoltant derrière. Ensuite, on reste longuement contemplatif devant
Renaissance, titre extrêmement flatteur pour ce type de technologie et dont on comprend mieux pourquoi Pathé l'a choisi comme porte-étendard de son débarquement sur le marché. Tout numérique oblige, le film soigne constamment ses profondeurs de champs et c'est vraiment ce qui restera le plus épatant ici puisque si le travail des contrastes et la retranscription très épurée de visages frôlaient déjà la perfection sur le DVD, ce sont désormais les plans larges, ou à contrario les gros plans détaillés, qui ne perdent absolument rien.
Paris, ville de lumière, nous laisse distinguer jusqu'à sa fenêtre la plus éloignée, où chaque ligne, chaque point, semble ici avoir été peint méticuleusement sans trahir la plus minime pixellisation, même le nez collé à l'écran. Et c'est presque désespérés que nous avons dû chercher à plusieurs un effet d'escalier quelconque. Peine perdue, puisque nous avons en revanche pu parfaitement distinguer chaque poutre de la Tour Eiffel en arrière plan, chaque goutte d'une pluie torrentielle s'abatant devant un mur composé de centaines de briques sans que jamais la compression ne se fasse ressentir. Une compression totalement invisible et qui renvoie le DVD au rang de divx mal compressé puisque l'autre sensation nouvelle devant un HD-DVD réside dans une surprenante stabilité perpétuelle de l'image là où notre oeil s'était inconsciemment habitué à ce que cette dernière fourmille, même très légèrement. A ce que cette dernière vive, en quelque sorte, à travers un bruit vidéo qui fait désormais partie du passé, laissant la place à un vrai grain de pellicule. Désormais "figé", le film se laisse redécouvrir en laissant nos regards se hasarder sur les détails, aussi insignifiants soient-ils : une feuille, des textes sur des coupures de presse, des tuiles sur lesquelles la pluie se laisse glisser, ou même la racine des cheveux de certains personnages tournant le dos à la caméra, le tout proposé avec une déconcertante netteté.