S'il y a un gros reproche à faire à cette édition c'est l'absence de compatibilité 16/9. Malgré cela, le pressage s'avère d'une très bonne facture avec des couleurs bien chaudes et un étalonnage des couleurs parfait. La définition est pour sa part très honnête, de même que la compression. On regrettera cependant quelques poussières sur le négatif.
La piste anglaise Dolby Digital 5.1 fait preuve d'un beau relief, recréant très correctement les ambiances sur les voies arrières même si la bande originale est trop privilégiée. La piste française n'est malheureusement qu'en Dolby Surround 2.1 et ne bénéficie pas de la même dynamique.
Columbia nous offre un menu fixe et muet avec une interactivité nous rappelant les débuts du DVD... Coté suppléments, vous y trouverez un mini making of publicitaire sans le moindre intérêt, des notes de production, les filmographies de Robert Redford, Lena Olin, Alan Arkin et de Sydney Pollack, la bande annonce dans son format d'origine en VOST et un lien internet.
Cuba, 1958. Jack Weil (Robert Redford) ne vit que pour et par le jeu de cartes jusqu'à sa rencontre avec la femme d'un révolutionnaire (Lena Olin) qui va mettre de l'animation dans sa vie.
On a connu Pollack bien mieux inspiré.
Malgré quelques lenteurs et longueurs, Sydney Pollack nous sert un récit romantique comme lui seul les maîtrise. La peinture de Cuba, dans ses dernières minutes de joie (et à l'aube d'une nouvelle ère politique), est haute en couleurs et en rebondissements, même si l'on aurait parfois voulu que le réalisateur fasse un choix entre le romanesque version Casablanca et les bouleversements politiques de cette ville. On se retrouve trop souvent le cul entre deux chaises, entre amour et décadence...
Robert Redford et Lena Olin forment un duo parfait et nous permettent de ne pas décrocher trop souvent face à un scénario parfois trop alambiqué. Les amoureux de films politiques trouveront sûrement ici de quoi les passionner.
Par Pascal Faber