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LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 1 544 865 (2 semaines)




2

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 1 444 144 (2 semaines)




3

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 478 534 (2 semaines)




4

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 310 809 (1 semaine)




5

LE SEMINAIRE
entrées : 295 258 (1 semaine)




6

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 407 342 (6 semaines)




7

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 943 213 (5 semaines)




8

MEILLEURES ENNEMIES
entrées : 144 059 (1 semaine)




9

RICKY
entrées : 135 612 (1 semaine)




10

LA LEGENDE DE DESPEREAUX
entrées : 124 210 (1 semaine)



 
Romain Le Vern
Sans doute conscient qu'il est limité par son histoire, Aja privilégie les images par rapport au discours. Ses effets de mise en scène et quelques mouvements de caméra sophistiqués maintiennent l'illusion qu'il se passe quelque chose d'intense à l'écran. Notamment lorsque le flic pénètre pour la première fois dans le magasin brûlé désaffecté. Alors, la caméra s'extrait du décor urbain pour introduire un univers sinistré, étrangement planté au centre d'une ville tentaculaire (ce que souligne joliment le générique de début). Hélas, à aucun moment, la mise en image réussit à créer un malaise poisseux (le cinéaste se contentant même parfois d'augmenter le son pour faire peur) et ne provoque que l'ennui. A défaut de révolutionner le genre, Aja avait au moins par le passé pour habitude d'isoler les scènes qui lui plaisaient dans d'autres films pour les rassembler de manière très efficace. La liberté qu'il s'octroyait dans La colline a des yeux laissait sous-entendre qu'il était sur le point de trouver son identité. D'où la vraie frustration. Dans Mirrors, il lorgne avec ostentation vers Poltergeist, de Tobe Hooper et se retrouve face au même problème que Kassovitz sur Babylon A.D.. Chaque scène appelle une référence et, à un tel niveau de recyclage, c'est le serpent qui se mord la queue. Surtout, les reflets dans les miroirs ne font jamais peur.




mirrors

Prenez cette scène aussi brève que marquante dans Abîmes, de David Twohy où un homme se regarde dans le miroir et voit son reflet possédé par un fantôme. En un laps de temps record, Twohy file plus les jetons que Aja sur quasiment deux heures ! Surnagent malgré tout deux trois scènes vraiment gores qui valent le coup d'oeil comme celle où Amy Smart, soeur du flic victime de son double maléfique dans le miroir, se défonce la mâchoire au moment de prendre un bain. Dans ces moments-là, on a quelques aperçus de ce qu'aurait dû être le film si Aja avait eu une totale liberté. Sur ce coup, Mirrors donne l'impression d'avoir été achevé à la truelle dans une salle de montage par des mecs de la Fox. On pourrait multiplier les griefs à l'encontre des options du film mais difficile de croire qu'il porte totalement l'empreinte de son auteur. Cet échec artistique donne cependant envie de retrouver Alexandre Aja – pour lequel on a une vraie affection – maître de ses appétences (son prochain Piranha 3-D). Mais s'il s'égare une nouvelle fois, il n'aura plus le bénéfice du doute.

Romain Le Vern



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