gabriel byrne (12 Mai 1950 - )
Acteur polyvalent s’il en est, Gabriel Byrne est du genre à faire frémir d’impatience les directeurs de casting tant sa présence seule apporte déjà un cachet et une densité miraculeuse aux œuvres auxquelles il participe.
N’ayant peur d’aucun genre, de la peinture historique souvent fantasmée par des éléments fantastiques (Excalibur de John Boorman, La forteresse Noire de Michael Mann, Gothic de Ken Russel) au drame des familles (Les 4 Filles du Docteur March de Gilliam Amstrong) en passant par le polar sombre (Usual Suspects), le fantastique grand public (End of Days de Peter Hyams, Ghost Ship de Steve Beck) ou les délires d’auteurs réussis (Dead Man de Jim Jarmuch) ou non (Cool World de Ralph Bashki), le monsieur ne craint jamais de se retrouver face à une partition impossible. Bien évidement, un acteur ne fait pas un film et la direction de certains metteurs en scène pousse même les plus doués à fournir des performances pas toujours au top, mais force est de constater qu’à l’exception de quelques rares longs métrages, Gabriel est souvent la meilleure partie des œuvres qu’il honore de sa présence. Petit survol d’une carrière aussi riche qu’éclectique.
EXCALIBUR - très classe
Le rôle de Gabriel Byrne dans la fresque arthurienne de John Boorman est certes secondaire mais il est d'importance. Il incarne le rôle du roi Uther, premier porteur d'Excalibur et surtout le père d'Arthur. Séduit par la beauté de la femme de son rival, il fait appel à Merlin et le prie de l'aider à satisfaire sa concupiscence en le faisant à la semblance de l'époux de la damoiselle pour la posséder (en armure, ce qui force l'admiration). En échange, le magicien fait promettre à Uther de lui livrer le fils qui naîtra de cette union, favorisée par le souffle du dragon. Il en sera ainsi et Uther, sera assassiné et plantera dans son dernier souffle Excalibur, jurant qu'aucun autre ne saurait la brandir s'il n'est pas légitime. Byrne qui est ailleurs la distinction même (dans Usual suspects) apparaît ici rustre et sanguin, extrêmement irritable et esclave de ses pulsions. Il épouse ce rôle outré avec conviction lui confinant toute sa fureur. Il n'agit que par éclats, éclats de voix, éclats de violence. C'est ainsi qu'il scellera sa perte. C'est une belle introduction à l'histoire dans laquelle Byrne est la victime des manigances de Merlin qui connaît ses faiblesses, avant l'avènement du Roi Arthur. Il est aussi révélateur de l'intention de Boorman : raconter la légende en se fondant sur l'humain et sa faillibilité profonde (sa convoitise). Uther Pendragon en est le symbole.
DEAD MAN - Grande classe
Dans ce western unique de Jim Jarmush, ce trip en noir et blanc narrant l'odyssée initiatique de William Blake, perdu au milieu de nulle part avec une balle qui chemine lentement vers son coeur et des tueurs à gages à ses trousses, chaque personnage compte. Chaque rencontre devient irréelle, fantomatique, chaque voix étrange venant s'ajouter à la marche funèbre (jusqu'à celles qui frôlent l'absurde comme celle d'Iggy Pop déguisé en vieille pionnière peureuse). Ainsi on croise le vieux Robert Mitchum en figure tutélaire de la ville, dont le fils incarné par Byrne a été assassiné. Il est un homme triste, revenant auprès d'une femme (magnifique et ressemblant à Gene Tierney) pour lui déclarer son amour. Mais celle-ci, en plus du fait qu'elle vient de coucher avec le pauvre Johnny Depp (qui se cache sous les draps d'un air piteux), lui déclare que le sentiment n'a jamais été réciproque. L'homme à l'air sombre sort un flingue et tire sur l'amant qui vient de partager la couche de sa bienaimée, elle s'interpose, ralentissant la course de la balle vers le coeur de sa cible. Elle meurt. William Blake, à l'origine en ville juste pour trouver un emploi, tue son agresseur et devient un fugitif dont la tête est mise à prix. La participation de Byrne est assez émouvante car on sent l'homme à bout, désespéré dans sa passion, pris dans un amour sans retour, toujours pathétique. Il débarque dans la chambre avec un cadeau pour sa belle. Il est d'une belle vulnérabilité. En quelques minutes, il impose un personnage.
LE PONT DU ROI ST LOUIS - Pas classe
Sur le papier on peut comprendre ce qui a pu séduire les investisseurs : joli sujet (comme un film de procès sur fond de lutte des classes, mais transposé dans le Pérou du 18e siècle et un contexte d’évangélisation catho à outrances) tiré d’un bouquin ayant décroché un prix Pulitzer et la caution de Jim Sheridan, un des meilleurs conteurs d’histoires au cinémas, qui chaperonne Mary McGuickian, une de ses assistantes, pour son premier film. A l’écran, Le pont du Roi St Louis ressemble aux épouvantables co-productions entre une demi-douzaine de pays qui fleurissaient dans les années 60-70. Un gloubi-boulga où essaient de surnager les quotas d’acteurs représentant les bannières des différents financiers (pour la France : Samuel Le Bihan et Emilie Dequenne qui jouent comme s’ils étaient au concours de l’Eurovision).
ASSAUT SUR LE CENTRAL 13 - Assez Classe
Il y a toujours un énorme potentiel de film casse-gueule quand on fait un remake d’un John Carpenter. A fortiori quand on se lance dans de ses films les plus « cultisés ». A condition de pouvoir mettre l’original et l’intégrisme cinéphile de côté, la version de Jean-François Richet est des plus honorables lorsqu’elle fait son possible pour se démarquer de ses origines (par exemple en déplaçant l’intrigue d’un Los Angeles en pleine fournaise estivale à un Chicago en plein blizzard). Où en lorgnant plus sur le filigrane socio-politique de Training day que sur la révérence à Carpenter. Si on y ajoute un casting aussi solide qu’habile (mention spéciale à Maria Bello, Ethan Hawke et Laurence Fishburne) ce nouvel assaut à tout d’une remarquable série B de luxe.
LES 4 FILLES DU DR MARCH - Gentiment classe
La énième adaptation du classique de la littérature américaine (en gros, le quotidien d’une tribu de filles pendant que leur père est sur le front de la guerre de sécession) joue à fond la carte du mélo pour adolescentes accros aux bouquins de Jane Austen. La carte maîtresse du film étant plus son casting délirant (Winona Ryder, Kirsten Dunst, Claire Danes, Christian Bale…) que la réalisation très académique de Gillian Armstrong qui tourne avec une application parfois laborieuse les pages du livre à l’écran. Cela dit, au rayon grosse meringue hollywoodienne pour les fêtes de Noel – le film ne lésinant pas sur les scènes sous la neige- on a vu pire. Avec un bon feu de bois, une tasse de camomille et sa mémé dans un rocking chair, ça peut faire l’affaire.
NOM DE CODE NINA - Pas classe
On pourra dire ce qu’on voudra de Nikita, mais le film de Luc Besson, même irregardable aujourd’hui, était dans les années 90 un concept fort de film d’action à la française. Son remake américain a juste mis sur la table les moyens d’un studio pour un décalque tout mollasson. On a beau avoir de l’indulgence pour Bridget Fonda, il faut admettre qu’Anne Parillaud est nettement meilleure en tueuse à gages à la solde du gouvernement. La vraie gêne étant devant la réalisation ultra-pépère de John Badham qu’on a connu bien plus inventif et percutant dans les années 70-80…
SIESTA - Très classe
Qui se souvient des films de Mary Lambert ? Le grand public est totalement passé à côté de cette énigmatique réalisatrice, la presse n’a jamais vraiment voulu la mettre en avant. Chose regrettable quand on revoit les films d’une cinéaste atypique, capable du chainon manquant entre Jane Campion et Nicolas Roeg. Notamment avec Siesta, road-movie mental sous le soleil d’Espagne où une amnésique convaincue d’être une meurtrière tente de recomposer le puzzle de son passé. Lambert tricote avant leur existence, un climat délétère qui annonce Jacob’s Ladder et Memento, y ajoutant une moiteur sensuelle des plus affolantes.
JINDABYNE - Presque classe
Le réalisateur de Lantana + une nouvelle de Raymond Carver = une grosse attente pour un résultat inégal. La touche régionaliste (un meurtre de jeune femme aborigène) de Ray Lawrence, cinéaste australien, alourdit jusqu'à rendre pataud un climat orageux autour d’un couple au bord de la déchirure. Sans cette allusion ethnographico-politique brumeuse, Jindabyne aurait pu être un grand film sur le deuil amoureux et ses douloureux fantômes. Les fans de Carver feront mieux de se reporter à un des segments de Short cuts où Robert Altman traitait de manière plus surprenante la même nouvelle.
MILLER’S CROSSING - Ultra classe
On n’a pas attendu No country for old men pour savoir que les frères Coen ne sont jamais aussi brillants que lorsqu’ils donnent dans une fibre littéraire, dix-sept ans avant d’adapter Cormac McCarthy, ils se sont attaqués, pour leur plus méconnu mais leur plus grand film à ce jour, à une relecture de La moisson rouge de Dashiell Hammett. Un immense film noir dans tous les sens du terme quand ces embrouilles et arnaques entre flingueurs à chapeaux mous pendant la prohibition sont à la fois pastiche des grands films de gangsters hollywoodiens des années 30 et comédie humaine, façon Dante Alighieri. Revoir Miller’s crossing et sa perfection de scénario comme de photo absoudrait presque les purges que livreront successivement les Coen dix ans plus tard…
L’HOMME AU MASQUE DE FER – Moyennement Classe
Les trois mousquetaires sur le retour dans une version édulcorée à l’américaine reposant sur la présence de quelques grands noms du cinéma, Léonardo DiCaprio, John Malkovich et Gabriel Byrne dans le rôle de d’Artagnan. Si le film n’est pas à poster dans la catégorie classe, sa prestation elle à la rigueur peut l’être. Il apporte à son personnage un mystère et une émotion sincère et a naturellement ce panache propre au personnage créé par Alexandre Dumas. Sa spontanéité, associée à celle de certains de ses partenaires, sauve le film.
MAD DOGS – Très classe
Réalisé par Larry Bishop en 1996, Mad Dogs est un film qui base toute sa saveur sur la classe de son ambiance et de ses personnages. Utilisant une imagerie similaire à la belle époque de la prohibition, le film est servi par un incroyable casting et narre le retour au pays de Vic (Richard Dreyfuss), un chef mafieux considéré comme fou après des années d’incarcération. Evidemment, les choses ont bien changé depuis son départ, et alors qu’il pense pouvoir reprendre légitimement sa place au sein de son empire, Vic devra faire face à une quantité incroyable de prétendants au trône. Parmi eux, Ben London (Gabriel Byrne) discute la légitimité de ce retour, et prend l’occasion d’un numéro sur scène pour insulter le grand patron à travers la célèbre chanson My Way. Après quelques avertissements, ses cabotineries seront récompensées par quelques balles bien placées, et Gabriel de finir sa prestation mort sur scène. La classe, quand même.
USUALS SUSPECTS – La Méga Classe
Coup de maître et révélation du réalisateur Bryan Singer qui signe ici sa troisième réalisation Usual Suspects fait office de film culte pour tout bon adepte du polar à twist alors que servi par un casting impeccable et un scénario béton, le film bénéficie en plus d’une réalisation sobre et efficace. A son centre, Gabriel Byrne y incarne Dean Keaton, un ancien malfrat qui fera tout pour se ranger avant que son passé ne le pousse à replonger. Narré tel un énorme flashback à l’issue lugubre (son personnage est condamné alors que les premières minutes du film le mettent en scène lors de son exécution), le film voit son acteur jeter un vent de mélancolie et d’abandon qui contribue grandement à l’ambiance noire de l’œuvre, alors qu’il tentera quoiqu’il arrive de donner un sens moral à ses actions avant d’accepter, résigné son sort. Et instaurer une telle présence aussi dense et aussi puissante, c’est tout de même la grande classe.
SPIDER – Très Classe
Participer à un film de David Cronenberg est toujours une expérience. Et elle l’est d’autant plus quand celui-ci étudie les méandres d’un esprit malade. Alors que Spider (Ralph Fiennes) revisite certains moment clés d’une enfance déjà habitée par les fantasmes et la schizophrénie, il y retrouve un père (Gabriel Byrne) qu’il rend responsable de la mort de sa mère au profit d’une prostituée. Mari tour à tour fidèle ou adultère, père compréhensif ou colérique, le personnage de Gabriel se pose en fait comme le syndrome et le dépositaire d’une névrose qui poussera l’enfant au drame, sa perception de la réalité étant altérée par une imagination trop fertile. Interprétant impeccablement sa partition, Gabriel aide à faire de Spider une œuvre qui, si elle n’est finalement pas si dense qu’on aurait pu le supposer, reste d’une unité narrative sans faille. Et ça, c’est quand même la classe.
COOL WORLD – Aurait pu s’abstenir
Célèbre dessinateur de comic books, Jack Deebs (Gabriel Byrne) réalise que le monde qu’il a crée en prison prend peu à peu vie alors que son égérie de papier, une certain Holli Would, tente de le séduire afin d’infiltrer le monde réel. Célèbre pour avoir réalisé des œuvres d’animation faisant encore école aujourd’hui (Fritz The Cat, Le seigneur des anneaux, Tigra : La glace et le feu), le réalisateur Ralph Bakshi nous prouve ici qu’il est également capable du pire, alors que les délires animés de son film n’ont aucun sens et se rapprochent souvent du crayonné. Perdu au beau milieu de ce gloubi boulga visuel, Gabriel tente tant bien que mal de donner de la densité à son personnage, mais alors que même Brad Pitt en détective stoïque livre sans doute la plus mauvaise prestation de sa carrière, difficile de rester crédible quand on est entouré de chats et de souris mal incrustés et mal animés. Sans être mauvais, l’acteur peine ainsi à briller dans cet anti Roger Rabbit, tandis que la fin du métrage le transforme en super héros tout mou. A éviter !
END OF DAYS – Conceptuellement classe
Sur le papier, la perspective de voir Gabriel Byrne incarner le démon ultime était plutôt alléchant, si ce n’est complètement tripante. On imaginait parfaitement son flegme et sa classe habituelle s’amuser des malheurs du monde comme avait pu le faire Pacino deux ans auparavant dans L’Avocat du Diable. Malheureusement Peter Hyams n’est pas Taylor Ackford, et le réalisateur, plus adepte du gros bourrinage que de la subtilité psychologique (et Schwarzenegger est là pour en attester), va pousser son interprète à cabotiner un peu trop, à grands renforts d’effets spéciaux pas très subtiles et de réactions trop soulignées par une mise en scène faite de gros plans et de surdécoupage. Un coup dans l’eau et un ratage assez frustrant alors que l’acteur prend la pose et cachetonne dans cette grosse production indigeste.
STIGMATA –Classe
Prêtre spécialiste de l’étude des phénomènes miraculeux, le père Andrew Kiernan (Gabriel Byrne) doute de plus en plus de sa foi en l’église tandis que ses supérieurs semblent empêtrés dans le scepticisme et que le rôle de l’église aujourd’hui ne semble plus servir sa fonction première. Mais alors qu’il entre en contact avec la jeune Frankie Paige (Patricia Arquette), victime de stigmates et de possession, il va tout tenter afin de sauver la jeune femme. A la vision du film, force est de constater que l’habit du prêtre sied parfaitement à l’acteur tandis qu’il incarne son personnage tout en retenue au milieu de ce métrage pourtant peuplé d’effets de montage tape à l’œil et d’un discours prechi-précha finalement assez basique. La classe donc, mais gare à l’abus d’hosties, qui poussera sans doute l’acteur à jouer la même année un homme d’église et le démon suprême (End of Days de Peter Hyams, également sorti en 1999).
LA FORTERESSE NOIRE – Classe flippante
Œuvre culte à bien des égards, La forteresse noire vaut autant pour son réalisateur célébré et le traitement qui lui est caractéristique que pour son intrigue (Nazis+fantastique = Yabon), certaines images iconiques ou la musique de Tangerine Dream. Mais c’est aussi l’occasion de voir Gabriel Byrne se prêter à l’exercice du commandant nazi. Un exercice dans lequel il est impeccable alors que l’uniforme lui va comme un gant. Aveuglé jusqu’au bout par une conviction en sa patrie, son personnage ira droit à sa perte face à des évènements qui le dépassent, et sans lesquels le massacre aurait été complet. Il incarne parfaitement un personnage froid, calculateur, sadique et poussé par un endoctrinement destructeur bien caractéristique. Une partition réaliste qui, malgré tout ce qu’elle représente, transpire la classe.
END OF VIOLENCE – Presque Classe
Réflexion sur la violence et les moyens de répression qu’elle engendre, le End of Violence de Wim Wenders voit Gabriel Byrne prendre la tête d’une expérience menée dans la ville de Los Angeles afin de répondre immédiatement aux agressions. Technicien et observateur hors pair, son personnage, un ancien de la Nasa, va finir par comprendre l’aspect pernicieux de l’expérience, et se retourner contre ses employeurs. Mais alors que l’idée en elle-même, sans être nouvelle, reste prometteuse, surtout dans les mains du réalisateur des Ailes du désir et de Paris, Texas, les personnages manquent de profondeur dans leur écriture et semblent se retrouver parachutés dans les situations qui sont les leurs. A ce niveau, Gabriel Byrne remplit parfaitement son rôle mais celui-ci souffre donc d’un certain manque de profondeur.
GOTHIC – Gothiquement Classe
Réalisateur des célébrés Au-delà du réel et Tommy, Ken Russel entreprit en 1986 de narrer la rencontre entre le poète Lord Byron et l’écrivain Mary Shelley lors d’une œuvre aux relents gothiques marqués. Entouré de Natasha Richardson, Julian Sands et Timothy Spall, Gabriel Byrne incarne un Byron manipulateur, aventureux, lyrique, ambitieux et avide d’expériences charnelles et surnaturelles, et colle parfaitement au ton de cette fable trouble et déviante. Servi par une réalisation sophistiquée lourde de symbolisme et d’une imagerie érotico-démoniaque bien barrée, le film propose à l’acteur un de ses rôles les plus iconiques tandis que sa prestation de maître de cérémonie dangereusement séduisant fera du métrage une expérience unique.
GHOST SHIP - Classe
Film d’horreur typique des productions actuelles misant uns grande partie de leurs effets sur des retournements de situations convenus et de la pyrotechnie inutile, Ghost Ship est la seconde réalisation du metteur en scène Steve Beck, déjà responsable du très inégal 13 Fantômes. Narrant les aventures d’une petite équipe de sauveteurs, ces derniers sont mis au courant de l’existence en eaux internationales d’un énorme vaisseau abandonné. Bien évidemment, celui-ci est le théâtre d’une tragédie passée et un méchant fantôme poussera tout le monde (sauf l’héroïne) à la moulinette. Pétrie d’effets gratuits, la production voit ses acteurs (Karl Urban, Julianna Marguiles, Isaiah Washington…) cabotiner en diable. Malgré tout Gabriel Byrne, chef de l’expédition, arrive à tirer son épingle du jeu tandis que grâce à son flegme légendaire il campe un capitaine crédible et assuré. Et pour garder son intégrité dans une telle entreprise, il en faut de la classe.
SMILLA – Très Classe
Il est parfois de ces choix de casting qui vous plombent en partie un bon morceau des révélations finales d’un film. C’est un peu ce qui se passe dans le Smilla de Billie August plus récemment connu pour son Goodbye Bafana. En effet, on se doute bien qu’engager un acteur du niveau de Gabriel Byrne pour ne l’apercevoir qu’entre deux avancées majeures de l’enquête de l’héroïne serait une faute de goût monstrueuse. Et c’est donc bien évidemment que l’on va retrouver le bonhomme au final. Mais outre cette surprise éventée par l’affiche même du métrage, le film, enquête malicieuse d’une jeune femme voulant connaître le fin mot de la mort de son seul ami, un enfant de 6 ans retrouvé écrasé en bas de son immeuble, bénéficie d’une scénographie magnifique, d’une structure scénaristique remarquable et d’interprétations justes et honnêtes. A ce titre, monsieur Byrne campe un personnage aux motivations obscures, d’abord dyslexique puis vaillant défenseur de la belle Ona Fletcher qui va tout au long de son enquête s’attirer les foudres de la moitié de la planète (ou pas loin). Et pour être crédible dans autant de facettes, faut bien avoir la classe.
IN TREATMENT – Mega Classe
Adaptée d’une série à succès Israélienne, la série américaine In Treatment voit Gabriel Byrne incarner Paul, un psychothérapeute dont le monde s’écroule peu à peu tandis qu’il doit à la fois gérer une patiente amoureuse de lui, une vie de famille qui se désagrège et d’autres déconvenues inattendues. Diffusée chaque soir de la semaine sur la chaîne HBO, la série fait office de marathon tandis que chaque jour est consacré à un patient particulier, le dernier jour de la semaine étant réservé aux séances que Paul partage avec une autre thérapeute à qui il se confie. Personnage central et épine dorsale de la série, Gabriel Byrne est ainsi de tous les épisodes de cette série marathon particulièrement longue (43 épisode pour la première saison) et utilise tout son panel d’émotions pour incarner à la perfection son personnage. La tension qui ressort de chaque épisode, retranscrivant à chaque fois l’intégralité d’une séance, est à ce titre à couper au couteau et prouve une nouvelle fois tant l’endurance que la maestria de l’artiste. Chapeau !
Dossier réalisé par Nicolas Houget, Alexandre Masson, Sophie Wittmer, David Brami.
Film par Acteurs
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Un film de
Jean-François RichetAvec
Ja Rule ,
Maria Bello,
Gabriel Byrne,
Peter Bryant,
Fulvio Cecere,
Kim Coates,
Matt Craven,
Courtney Cunningham,
Drea De Matteo,
Brian Dennehy,
Hugh Dillon,
Laurence Fishburne,
Ethan Hawke,
John Leguizamo -
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Un film de
Tony ScottAvec
Will Smith,
Gene Hackman,
Jon Voight,
Barry Pepper,
Regina King,
Jake Busey,
Scott Caan,
Jason Lee,
Gabriel Byrne,
Stuart Wilson,
Jack Black -
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Un film de
Costa-GavrasAvec
Jill Clayburgh,
Jean Yanne,
Gabriel Byrne,
Mohammed Bakri,
David Clennon,
Oded Kotler,
Michal Bat-Adam,
Ronald Guttman,
Gideon Amir,
William Berger,
Zinedine Soualem,
Shimon Finkel,
Dafna Levy,
Dan Muggia,
Robert Sommer -
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Un film de
Peter del MonteAvec
Kathleen Turner,
Gabriel Byrne,
Gabriele Ferzetti,
Sting,
Angela Goodwin,
Lidia Broccolino,
Norman Mozzato,
Yorgo Voyagis,
Mirella Falco,
Alexander Van Wyk,
Francesca Muzio,
John Steiner,
Renato Scarpa,
Maurizio Tabani,
Bruno Cappelletti -
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Michael Mann Avec
Scott Glenn,
Jürgen Prochnow,
Alberta Watson,
Robert Prosky,
Ian McKellen,
Gabriel Byrne,
William Morgan Sheppard,
Rosalie Crutchley,
Bruce Payne,
Royston Tickner,
Michael Carter,
Phillip Joseph,
John Vine,
Jona Jones -
Un film de
Frank Perry Avec
Shelley Long,
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Gabriel Byrne,
Corbin Bernsen,
Sela Ward,
Austin Pendleton,
Carrie Nye,
Robert Lewis,
Madeleine Potter,
Thor Fields,
John Cunningham,
Tony Sirico,
Lynne Thigpen,
Illeana Douglas,
I.M. Hobson,
Mary Fogarty -
Un film de
Mike NewellAvec
Gabriel Byrne,
Ellen Barkin,
Ciaran Fitzgerald,
David Kelly,
Ruaidhri Conroy,
Johnny Murphy,
Colm Meaney,
John Kavanagh,
Brendan Gleeson,
Jim Norton,
Anita Reeves,
Ray McBride,
Liam Cunningham,
Kevin Reynolds,
Stanley Townsend -
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Un film de
Mary McGuckianAvec
Robert De Niro,
Kathy Bates,
Harvey Keitel,
Gabriel Byrne,
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Samuel Le Bihan,
John Lynch,
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Michael Polish,
Jim Sheridan,
Emilio Gavira,
Adriana Dominguez,
F. Murray Abraham -
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Gabriel Axel Avec
Christian Bale,
Gabriel Byrne,
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Gabriel Byrne,
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Ellen Barkin,
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Michael Rapaport,
John Capodice,
Richard Romanus,
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Ray Oriel -
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Bille AugustAvec
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Matthew Marsh,
Gabriel Byrne,
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Bob Peck,
Emma Croft -
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Un film de
Wim WendersAvec
Traci Lind,
Rosalind Chao,
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Andie McDowell,
Gabriel Byrne,
John Diehl,
Pruitt Taylor Vince,
Nicole Ari Parker,
Samuel Fuller,
Frederic Forrest,
Loren Dean,
Udo Kier,
Henry Silva,
Peter Horton,
Mili Avital -
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