box office

1

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 1 544 865 (2 semaines)




2

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 1 444 144 (2 semaines)




3

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 478 534 (2 semaines)




4

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 310 809 (1 semaine)




5

LE SEMINAIRE
entrées : 295 258 (1 semaine)




6

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 407 342 (6 semaines)




7

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 943 213 (5 semaines)




8

MEILLEURES ENNEMIES
entrées : 144 059 (1 semaine)




9

RICKY
entrées : 135 612 (1 semaine)




10

LA LEGENDE DE DESPEREAUX
entrées : 124 210 (1 semaine)

sylvester stallone (6 Juillet 1946 - )

Si les avis sur le dernier Rocky, notamment au sein de la rédaction, sont plus que partagés sur le dernier volet des aventures de ce héros mythique, il n'empêche que son créateur et interprète,

Sylvester Stallone, impose le respect par une carrière qui ne saurait se résumer à Rocky et Rambo. il était temps de passer l'étalon italien au révélateur de notre classe/pas classe, basé sur une filmographie sélective (donc loin d'être exhaustive, ce qui nous laisse la possibilité d'une suite, héhé).



RAMBO 2 ET 3 : UN PEU CLASSE
Sylvester Stallone croule sous une filmographie sonnant comme une hécatombe dans l'univers des criminels de tout poils. On se retourne néanmoins vers l'univers de John Rambo qui, s'il signe le portrait d'un esprit torturé dans le premier épisode, nous offre un joli doublon d'une jouissive barbarie dans ses deux suites qu'on ne peut pas vraiment dissocier. Dans le second film, Rambo s'infiltre au Viêt-Nam pour secourir des frères de combats et dessoude à lui seul, avec sa bite et son couteau, une armée entière. Spécialisé dans les plongeons esquivant des explosions tous azimuts, Rambo en profitera pour se fondre dans la boue pour égorger, claquer quelques vertèbres et même exploser avec ses flèches à obus un malheureux soldat ennemi tristement exhibé dans un décor de rêve. On appréciera également le final où notre héros cumulera les allers et retours avec son hélico pour faire le chauffeur des prisonniers. Dans le troisième, où sa mission consiste à libérer son propre mentor coincé en Afghanistan que les Russes colonisent, c'est encore plus balaise. Un peu mou en matière d'action durant une bonne partie, Rambo s'est depuis spécialisé dans le mano à mano concluant le film dans un combat purement hallucinant contre un géant encore plus dopé aux anabolisants que lui. Des kicks en veux-tu en voilà qui finissent par envoyer l'adversaire au fond d'une grotte avec un nœud coulant autour du cou et une ceinture d'explosif transformant le salopard en steak haché. Du lourd…
AM


ROCKY : TRES CLASSE
Parce qu'il en a été le principal instigateur, en signant lui-même le scénario en quelques jours, Rocky est probablement le film de toute la vie de Sylvester Stallone. Ses brusques retours plus ou moins heureux sur la série tout au long de sa carrière en sont un touchant témoignage, malgré une qualité artistique flirtant le plus souvent avec le médiocre. Bien loin de l'image de brute épaisse confectionnée par producteurs et spectateurs au fil des années, le comédien imposait ici un rappel à l'ordre précurseur sur ceux qui ne sauraient le cataloguer que dans le registre des gueules cassées et musclées bandées, uniquement capable de rugir. Parce qu'il n'était justement pas encore une star, et parce que les enjeux financiers importaient alors peu, Stallone l'artiste prouve avec ce premier vrai essai la volonté de mener à bout de bras une histoire fondée sur les plus beaux clichés du rêve américain sans jamais s'y empêtrer, et entraîne dans sa course folle vers le sommet. C'est un peu ça l'histoire de Rocky Balboa. Celle d'un petit homme passant outre l'humiliation publique pour avoir la joie ne serait-ce que d’effleurer le rêve social dans ses opportunités comme dans ses limites. Atteindre ses propres objectifs, aussi modestes soient-ils… Il traînera effectivement toujours un parfum d'autobiographie dans l'air jouant une fois encore en la faveur de l'excellent comédien qu'est Sylvester Stallone. N'en déplaise aux esprits chagrins…
AM

CLIFFHANGER : UN PEU CLASSE
C'est un peu triste de garder de Cliffhanger sa médiocre scène finale, véritable eau de boudin après plus d'une heure de spectacle vraiment bien foutu, où l'on fait éclater la maquette pourrie d'un hélicoptère de 12 centimètres. Parce que dans le registre du film d'action, Renny Harlin impose ici un programme sincèrement honnête en plus de proposer l'un des films les plus emblématiques de sa carrière. Un Die Hard-like en haute montagne où l'ami Sly désossait à lui tout seul un bataillon de meurtriers sanguinaires alors qu'il n'est lui-même qu'un guide montagnard à peine foutu de sauver une copine qui fait le grand plongeon dans son introduction. Le naturel revenant au galop, il décide néanmoins de charcuter ceux qui retiennent ses amis en otages avec tout ce qui lui tombe sous la main : la neige, les stalactites, un piolet ou encore un pistolet perforant normalement la roche et qui transforme ici en charpie le malheureux sacripant qui ose se frotter à lui. Au final une belle pièce de divertissement dont la plus grande qualité est d'imposer des décors souvent vertigineusement somptueux, aidé par la mise en scène académique d'Harlin, prouvant que l'on peut faire de l'action costaude sans exploser des voitures sur Hollywood boulevard. Peut mieux faire, mais sur le CV du cinéaste, c'est un compliment…
AM



COPLAND : CLASSE
Film atypique pour Sly, Copland est le film qui le relance et qui en fait un antihéros atypique et veule à des années lumières des personnes qu’il incarna lorsqu’il était Rocky ou Rambo. Audacieux parce qu’à contre-emploi, ce métrage réalisé par James Mangold offre à notre acteur italo-américain type, l’un de ses rôles les plus originaux. En effet, dans la peau du sheriff Heflin, l’impassible justicier de Judge Dredd est un officier de police corrompu, plus que gras et des plus lâche qui soit. S’inscrivant en 1997 à la suite du demi-échec du bon Daylight, la composition qu’il y livre en fait l’un des tournants de sa carrière mais plus sûrement encore, son dernier véritable rôle avant qu’il ne remette les gants avec Rocky Balboa et ne reprenne le coutelas de vétéran anti-vietminh dans John Rambo.
JBG



ARRETE OU MA MERE VA TIRER : PAS CLASSE
Prenez le héros américain type des années Reagan, tout chargé de propagandisme républicain et débordant de testostérone machiste. Enlevez-lui toute crédibilité en essayant de constituer un buddy movie où le comparse idéal ne serait pas une variante du couple déjanté de Tango et Cash ou un chien vaillant et téméraire, mais sa mère…Assemblez donc tout cela et vous aurez Arrête ou une ma mère va tirer, une comédie au vingt cinquième degré où tout l’impact physique et massif du jeu de Sly l’amène plus près de la platitude du Schwartzy de Last Action Hero que de la présence athlétique de Cliffhanger. En somme, dans ce film datant de 1992 signé Roger Spottiswoode, notre Stallone international s’égare comme lors de son caméo dans Taxi 3. Dispensable et dommageable car il faut reconnaître que notre étalon italien s’épanouit davantage dans l’action que dans la pure comédie.
JBG

TANGO & CASH : CLASSE
Blockbuster à lui tout seul, Stallone n’aura partagé le rôle du héros que de rares fois dans sa carrière. La plus mémorable consiste probablement en ce Tango & Cash de très bonne facture. Dans la folie des Buddy-Movies de la fin des années 80 où commencèrent à fleurir les Arme fatale, et autres Double détente, Sly partagea lui l’affiche avec un Kurt Russell lui aussi au top de sa forme, dans un film d’action détonnant, les deux compères rivalisant de vannes et s’organisant un petit concours de la plus badass attitude. Qui plus est, Sly interprète ici le grand frère protecteur de la belle Teri Hatcher. Si rien que ça, c’est pas déjà la méga classe…
DB



GET CARTER : CLASSE
Pas facile de passer après Michael Caine, surtout quand on remake un grand classique du film de vengeance made in 1971. Et pourtant en réadaptant au goût du jour ce classique rude et sans concessions des années 70, Stallone, face à un Mickey Rourke aussi massif qu’impressionnant, tire parfaitement son épingle du jeu dans un film pourtant sous estimé car inévitablement comparé à son modèle. En plein passage à vide et même avec la caution d’un Michael Caine qui rempile en mentor fourbe, il en faudra plus aux fans pour réhabiliter leur idole, pourtant parfaite dans le rôle de ce frère vengeur qui voit rouge et use d’ellipses et de grosses bagnoles pour se faire justice. Et garder la tête haute alors que vos plus grands fans vous boudent, c’est quand même la classe.
DB



JUDGE DREDD : CLASSE
Badass, vous avez dit Badass ? Rien de mieux que de personnifier le flic le plus rude et le plus monolithique de tous les temps. Même Robocop, avec ses dilemmes moraux et les souvenirs de sa femme toute triste n’a pas une image aussi violement massive et sans pitié que le fameux juge et bourreau de Mega City One. Réalisé par un Danny Cannon en grande forme, qui commettra cependant l’erreur fatale pour les fans de la BD de retirer son casque au juge et de l’affubler d’un side-kick à jeter du 99ème étage, le réalisateur nous offre tout de même quelques beaux morceaux de bravoure, notamment lors d’une (trop courte) introduction du personnage plus rentre dedans tu meurs. Restera aussi la fantastique bande annonce portée par une musique de Jerry Goldsmith à pleurer, qui préfigurait d’un métrage à regarder au moins une fois par semaine, rivalisant avec l’indétrônable Blade Runner. On se contentera aussi très bien de ces quelques images de Sly en combinaison de cuir lors de quelque plans bien torchés. Oui, ça peut paraître gay, c’est quand même la classe.
DB

DÉMOLITION MAN : CLASSE
Non content de se taper la tronche avec Wesley « Blade » Snipes dans le présent, celui-ci interprétant un psychopathe aux allures jouissives, Sly le fait aussi dans le futur. Interprétant un John Spartan dont le nom restera longtemps dans les mémoires pour s’être pris un nombre incalculable d’amendes pour atteintes à la moralité du langage, Stallone campe ici le dernier bastion d’une virilité oubliée et fervent justicier rompu aux techniques de la tarte dans la gueule, dans un monde ramolli du bulbe où tout le monde chante des génériques de pubs et se torche à l’aide de coquillages. Rien que pour le courage de supporter tout ça, il faut au moins une classe grosse comme ça.
DB



A NOUS LA VICTOIRE : CLASSE
A nous la victoire s'impose comme un hymne à la coopération entre les peuples. Des prisonniers alliés doivent s’entendrent pour leur évasion. Mais ils doivent aussi jouer un match contre leurs geôliers nazis. Un scénario d’une grande simplicité mais pas aussi manichéen qu’on pourrait le penser. En effet, si les nazis sont évidemment présentés comme des monstres, les alliés ne font pas vraiment preuve de la plus grande fraternité, du moins au début. Sylvester Stallone, américain se moquant éperdument du résultat du match, pourvu que l’évasion soit un succès, se voit confronté à une bande d’alliés européens et sud-américains pour qui le football représente bien plus qu’un simple passe-temps. C’est une question d’honneur, et Sylvestre pliera. Le happy end renforçant l’idée que diverses nationalités peuvent avancer ensemble en acceptant de faire des compromis. Le film est une réussite, car rarement football et cinéma se sont trouvés aussi habilement imbriqués dans la trame narrative. Avec en plus de grands talents des deux côtés : Michael Caine et Sylvester Stallone côté acteurs, Pelé, Bobby Moore ou Paul Van Himst côté footballeurs. Une bien belle brochette.
LT



ASSASSINS : PAS CLASSE MAIS...
Mais c'est quand même je l'avoue un de mes plaisir coupables. Ok le scénario est creux et surtout ne s'assume pas en tant que tel, voulant à tout prix donner du relief à une intrigue mal ficelée. Ok Sly dans ce film ne possède pas plus de deux expressions dans un jeu particulièrement monolithique qui ne fait pas honneur à l'immense acteur qu'il est pourtant. Ok une fois de plus, Antonio Banderas pose plus qu'il ne joue, donnant à son personnage de jeune loup tueur à gages voulant prendre la place du leader (Sly) à peu près tout sauf menaçant... Mais je ne saurais l'expliquer, quand je vois ce film, je prends un plaisir fou, ne serait-ce que pour cette ultime scène ridicule au possible, où Sly tire sur Banderas en utilisant les lunettes de soleil de Julianne Moore comme rétroviseur !!! C'est pas la classe ça, franchement ?
LT




Film par Réalisateur




Film par Acteurs