De Boogie nights à La nuit nous appartient, Marl Wahlberg s'est peu à peu installé comme un acteur incontournable du cinéma US.Place à un petit Classe/pas classe pour mieux cerner la carrière d'un acteur qui attend peut-être encore un grand rôle à la mesure de son talent...
BOOGIE NIGHTS LA CLASSE ULTIME
Pour son premier grand rôle
Mark Wahlberg arrive par la grande porte. Suivant le parcours d’un acteur de film porno sur qui la nature a décidé des se lâcher dans le Los Angeles des années 70 et 80,
Boogie Nights est une œuvre phare. Les longs plans séquences d’Anderson nous plongent avec fastes et minutie dans une ambiance sexe, drogues et disco festive puis décadente, aidés pour cela d’une
production design éblouissante (costumes, décors et musiques sont des modèles du genre).
Mark Wahlberg est juste parfait dans le rôle de Dirk Diggler et n’a d’ailleurs pas trouvé mieux depuis. Un film culte.
LES ROIS DU DESERT CLASSE
Premier film à traiter de la première guerre d’Irak, le long-métrage de David O. Russell s’éloigne des archétypes du genre depuis le Vietnam pour se rapprocher de films comme
L’or des braves. La guerre ne sert que de backgound à cette course au trésor en plein désert où quatre Marines font une escapade pour récupérer les lingots de Saddam Hussein. Un film divertissant loin du pamphlet violent contre la guerre et la première administration Bush, même si le réalisateur finit son film sur une prise de conscience des enjeux de l’intervention américaine.
EN PLEINE TEMPETE PAS CLASSE
Wolfgang Petersen revient au film d’aventure maritime presque 20 ans après son inoubliable
Das Boot. S’inspirant d’une histoire vraie le réalisateur s’en sort moins bien avec les pécheurs américains qu’avec les sous mariniers allemands. Du fait du respect pour les familles des victimes de la tragédie, le film sombre dans l’hommage pompeux lourdement appuyé par le score de James Horner. Le film et les équipes d’ILM offrent quand même des gros morceaux de bravoure lors des scènes de tempête spectaculaires.
Mark Wahlberg est quant à lui impeccable aux côtés de
George Clooney et de
John C. Reilly. Le film remporte un gros succès et permet à
Mark Wahlberg de figurer dans la
A-list des acteurs américains.
LA PLANETE DE SINGES - PAS CLASSE MAIS ALORS PAS CLASSE DU TOUT
Le remake du classique de Schaffner marque un tournant décisif dans les carrières de
Mark Wahlberg et de
Tim BurtonLa planète des singes est la première très grosse déception de
Tim Burton. Le film n’égale jamais son modèle et
Mark Wahlberg semble s’ennuyer autant que le spectateur. Seul les costumes sensationnels de Rick Baker sont à retenir de ce qui restera comme l’un des plus gros plantages du réalisateur.
BRAQUAGE A L’ITALIENNE - CLASSE
Remake du film
L’or se barre (
The Italian Job en V.O) avec
Michael Caine,
Braquage à l’Italienne est le prototype du film du samedi soir. Surfant sur la vague du « film de braquage à la cool entre potes » lancé par
Ocean’s Eleven, le film propose un spectacle distrayant, drôle et mouvementé qui n’a que pour prétentions d’amuser le spectateur.
LES INFILTRES - PAS CLASSE
Pris en sandwich entre
Leonardo DiCaprio et
Matt Damon,
Mark Wahlberg s’en sort plutôt bien du combat de coqs orchestré par Scorsese. Si le film déçoit amplement, Wahlberg offre les meilleurs passages lors de ces brefs apparitions face à DiCaprio et
Alec Baldwin. Un rôle charismatique sur lequel devrait se bâtir l’hypothétique suite du film, et en même temps logique vu les personnages survivant à la fin.
SHOOTER PAS CLASSE MAIS ALORS PAS CLASSE DU TOUT
Sûrement jaloux de
Matt Damon qui cartonne avec la trilogie Bourne,
Mark Wahlberg se lance dans ce blockbuster réalisé par
Antoine Fuqua. Malheureusement le film est à peine digne d’un
direct-to-video des années 90 et on s’étonne même de ne pas voir
Steven Seagal ou
Wesley Snipes dans le rôle titre. Même si ici on aime les
actioners décérébrés qui poutrent un max, du genre
Bad Boys 2 (qui dit mieux ?),
Shooter reste une grosse déception pour les bourrins que nous sommes. Le film d’
Antoine Fuqua est juste con et pas bourrin pour un sou. Si la première séquence et l’escarmouche dans la maison de campagne nous maintiennent presque éveillés, les deux heures qui enrobent ces deux scènes médiocres sont justes exécrables. Entre l’intrigue du complot menée en charentaise par Michael Pena et la love story crétine, le film distille un savoureux discours bien facho assez fort en bouche. En gros : La justice c’est nul, les riches sont de gros enc… qui fument le cigare en riant très fort et qui ne méritent qu’une balle dans la nuque de la part de notre beau héros qui ferait passer
Charles Bronson pour un défenseur des Droits de l’Homme. Et quant à la justification du héros pour flinguer tout le monde : « Ces salauds ont tué mon chien »… En même temps on lui donne un peu raison parce que ce noble animal était le meilleur acteur du film.