box office

1

LOL (LAUGHING OUT LOUD)
entrées : 1 544 865 (2 semaines)




2

VOLT, STAR MALGRE LUI
entrées : 1 444 144 (2 semaines)




3

L'ETRANGE HISTOIRE DE BE
entrées : 1 478 534 (2 semaines)




4

CE QUE PENSENT LES HOMME
entrées : 310 809 (1 semaine)




5

LE SEMINAIRE
entrées : 295 258 (1 semaine)




6

TWILIGHT - CHAPITRE 1 :
entrées : 2 407 342 (6 semaines)




7

SLUMDOG MILLIONAIRE
entrées : 943 213 (5 semaines)




8

MEILLEURES ENNEMIES
entrées : 144 059 (1 semaine)




9

RICKY
entrées : 135 612 (1 semaine)




10

LA LEGENDE DE DESPEREAUX
entrées : 124 210 (1 semaine)

naomi watts (28 Septembre 1968 - )

A l'occasion de la sortie du dernier film de David Cronenberg, Les promesses de l'ombre, voici un retour en arrière sur la carrière de la belle Naomi Watts,

produit purement australien exporté aux Etats-Unis depuis 2000... Elle y a rencontré David Lynch, Iñarritu, James Ivory ou Peter Jackson. Entre chefs d'oeuvre, petites erreurs de parcours et grosses catastrophes, voici notre fameux classe/pas classe...


LES PROMESSES DE L'OMBRE - 2007: LA CLASSE ULTIME
Plus encore que History of Violence, Les promesses de l’ombre utilise dans la narration des éléments proches des conventions hollywoodiennes. Ils sont appliqués avec un tel premier degré que cela dénote intuitivement une tendance à la parodie. Les recours à la musique mélodramatique, au final très Hollywoodien ou à une voix-off ostensiblement misérabiliste (une première dans le cinéma de Cronenberg et ce n’est pas un hasard) cherchent à stimuler ouvertement l’affect lacrymal du spectateur. Au premier degré seulement, le film paraît extrêmement conventionnel dans son architecture. Ce serait clair comme de l’eau de roche, s’il n’y avait pas les interstices tranchants, l’instinct subversif de Cronenberg, la raideur formelle qui hésite entre le rire et les larmes, la description du folklore russe volontairement artificielle pour créer l’illusion du fantasme, les postiches extravagantes des comédiens et les postures outrées des interprètes. Au second degré, on se rend compte que tous ces tics ne fonctionnent que comme des apparats. Comme des tatouages sur un corps qui révéleraient une fausse identité. C’est finalement dans ce registre que Cronenberg se montre le plus pervers, le plus proche de ses intentions. Non pas qu’il ait abandonné ses prédilections de toujours pour suivre des rails péniblement conformistes. Il cherche juste à travers un style mainstream à sonder les restes de bizarreries, d’étrangetés dissimulées dans le monde comme des cailloux sur une route perdue. Depuis toujours, son cinéma est placé sous le signe de la transgression. Sa mise en scène est plus proche de ses personnages tout en créant un sentiment de vertige. C’est pourquoi certains effets simples, à la fois clichés et classiques, sont aussi amplifiés, parfois à la lisière de la gratuité (les égorgements très marqués). C’est pourquoi les sommets de violence, traités de manière chirurgicale, sont aussi marquants. C’est pourquoi un personnage ordinaire comme celui de la sage-femme pénètre un monde extraordinaire. C’est pourquoi le film bouleverse lors des scènes les moins hypertrophiées (un simple échange de regard, une tentative de caresse manquée, le rapprochement de deux visages quasi-jumeaux). C’est pourquoi la tension diffuse étreint ici du premier au dernier plan. RLV


MULHOLLAND DRIVE - 2001: LA CLASSE ULTIME
On retrouve dans Mulholland Drive le grand principe Lynchien de la dichotomie entre ce qui se passe en apparence et ce qui se trame en profondeur. Echo à ce qui est réel et fantasmé. Le milieu Hollywoodien en est la plus évidente démonstration. En apparence, il vend du bonheur en bobine enjoué et bariolé; en réalité, ceux qui y travaillent sont assujettis à des règles auxquelles ils sont obligés de se conformer s’ils ne veulent pas perdre leur place. Dans sa peinture d’un milieu artistique corrompu, David Lynch frappe très fort et dépeint tous les doutes qui assaillent les créateurs. Dans un second temps, sous son apparence cérébrale et alambiquée, son cinéma cherche à susciter des émotions. Cela peut aller de l’ennui à la frustration en passant par la jubilation ou la mélancolie. Toute la longue première partie de Mulholland Drive est un régal de croisement de genres qui peut se voir comme une succession de saynètes célébrant la variété de tons (une plage érotique avec une scène d’amour, des parenthèses comiques avec le réalisateur en total conflit avec son entourage, des sommets d’émotion avec la scène d’audition où, cadrage serré, le cinéaste scrute toutes les émotions sur les visages de Naomi Watts et de son partenaire). Mais aussi une grande scène de trouille perdue dans cet assemblage: l’histoire étrange d’un homme qui a peur de ce qui se passe dans une arrière-cour. La caméra aérienne scrute la peur sur son visage. Il se retourne une première fois, son interlocuteur n’est pas là; il se retourne une seconde fois, il est précisément à l’endroit où il l’avait rêvé. La dernière partie, où Rita recouvre progressivement sa mémoire, est assurée par une profusion de fondus au noir alors que les scènes précédentes à la recherche d’un mystère (ne pas oublier que dans sa première heure et demie, le film est construit comme une enquête identitaire) étaient étirées. Soudainement, le rythme s’accélère comme une remontée impromptue de flash-backs et de révélations inattendues. Plus encore que sa comparse Laura Harring, excellemment déphasée, Naomi Watts endosse avec une force inouïe, comme naguère Sheryl Lee dans Twin Peaks, un double-rôle (la naïve et la déchue) sans faiblir. L’impression de déjà-vu de certaines séquences (les scènes dans le café où les personnages vont s’asseoir à la même table) rappelle que les histoires d’amour se répètent et ne durent pas longtemps. C’est aussi éphémère que la gloire. ROMAIN LE VERN




INLAND EMPIRE - 2007 & LA SERIE RABBITS: CLASSE
Diffusé sur son site, Rabbits, série de huit épisodes, confirme par sa lenteur ponctuée de faux rires enregistrés d'une part l'hypocrisie des chaînes de télévision qui en prennent pour leur grade et de l'autre, un sens de l'humour que beaucoup sous-estiment chez Lynch (cf. Lunch With Lynch, cérémonie sinistre qui donne lieu à un tirage au sort où le gagnant se voit remporter un déjeuner avec Lynch en personne dans son restaurant favori Bob’s Big Boy). Lynch résume cette petite série où des lapins amorphes se balancent des banalités affligeantes par un simple synopsis: "dans une ville sans nom, inondée par une pluie ininterrompue, trois lapins vivent dans un mystère effrayant". Comme dans INLAND EMPIRE, on entend bien les voix de Naomi Watts et Laura Harring, les héroïnes de Mulholland drive. Comme pourrait l'asséner Fred Madison, la boucle est bouclée. ROMAIN LE VERN

ascenceur niveau 2


ASCENSEUR NIVEAU 2 - 2001: PAS CLASSE EN FAIT
Honnêtement, on touche certainement le fond avec ce pseudo film d’horreur où un méchant ascenceur avec tout plein de boutons prend des passagers en otage pour leur faire vivre leurs dernières secondes. C’est plutôt très mal réalisé et l’histoire d’amour qui vient agrémenter le tout est d’une banalité à toute épreuve. Réalisé par Dick Maas, qui avait dèjà écrit le même film en 1983 (De Lift), Ascenseur Niveau 2 est une des catastrophes de la comédienne Naomi Watts qui devait avoir terriblement faim. Cette production est une de ses premières excursions sur les terres de l’oncle Sam après sa carrière australienne très inégale... On attend depuis un Ascenceur Niveau 3 avec Nicole Kidman. Juste comme ça, pour voir. KEVIN DUTOT


J'♥ HUCKABEES - 2004: CLASSE
J’♥ Huckabees, de David O. Russell, était une très agréable surprise au moment de sa sortie. Il compte néanmoins sur la complicité du spectateur qui, s’il fait preuve de mauvaise volonté, peut passer totalement à côté du film. Ce serait dommage parce qu’il émane de ce mélange des genres, des modes, des tons un vrai plaisir de cinéphile (voir dans un même film Isabelle Huppert, Jude Law, Dustin Hoffman, Mark Wahlberg, Tippi Hedren, Said Taghmaoui et Naomi Watts constitue en soi une sorte d’objet bizarre). Or, le cinéaste joue formidablement sur les contrastes, le contre-pied, l'inattendu. Par exemple, un personnage peut s’arrêter de parler pour fixer un autre pendant une minute, se jeter dans une voiture par la fenêtre comme dans un cartoon ou apparaître dans une pièce alors qu’on ne l’y a pas vu entrer. Ce n’est là qu'une infime partie de la magie d’un scénario qui s’éparpille dans tous les sens en ayant la bonne idée de perdre le spectateur pour fureter avec une habileté impressionnante dans divers horizons. Repéré avec ses épatants Rois du désert, David O'Russell a l’art et la manière de dire des choses intelligentes sur plein de sujets qui vont si bien et si mal ensemble (la futilité, l’individualisme, la physique quantique, les punching ball, l’écologie, la famille). En filigrane, le réal en dit long sur l’Amérique d’aujourd’hui et plus précisément l’hypocrisie sociale. Plus globalement, il autopsie les maux d’un monde qui ne tourne plus rond. Et au constat déprimant, O'Russell préfère définitivement le fou rire à la grise mine et se donne la suprême audace de zigouiller comme un fou les us et coutumes de la comédie romantique (voir la rencontre entre Naomi Watts et Mark Wahlberg) et surtout de la chronique dépressive. Tous les acteurs campent des personnages qui en ont marre de cette société d’apparence, refusent de faire semblant et cherchent un sens à leur vie trop confortable. Les visages cessent d’être crispés, les masques tombent et les réactions sont imprévisibles.Mirettes, intellect et maxillaires conquis. RLV



LE CERCLE - THE RING - 2002: PAS CLASSE
Cette tentative assez vaine de remake passe aujourd’hui pour une référence du genre pour ceux qui n’ont jamais cherché à voir plus loin que cette version ultra-léchée et gentillette de l’oeuvre originale d’Hideo Nakata. Non, les jeunes filles aux cheveux sales et aux yeux révulsés ne sont pas nées avec The Ring de Gore Verbinski. Naomi Watts y est cependant attachante et intriguante dans sa fragilité et son acharnement à vouloir aider un fils qui ne sait pas l’appeller «maman ». Les grands thèmes du film de Nakata sont repris à la sauce américaine et perdent de leur mélancolie ou de leur force. La figure maternelle y reste cependant intacte, comme si la souffrance d’une mère, d’un continent à l’autre était la même. On pourra vérifier ceci avec le remake de Dark Water par Walter Salles, qui ne réussissait pas à atteindre les sommets du film orginal mais qui offrait à Jennifer Connelly une jolie composition. KD


THE ASSASSINATION OF RICHARD NIXON - 2004: CLASSE / PAS CLASSE DU TOUT

OUI
The Assassination of Richard Nixon narre la chute psychologique vertigineuse dont est victime Sam Bicke (Sean Penn), qui ne supporte plus les vicissitudes du monde qui l’entoure. Au bout du rouleau, il décide un jour de s’en prendre au président des Etats-Unis. Voilà donc un thème il est vrai déjà employé à plusieurs reprises au cinéma, l’une des plus belles exploitations du sujet étant certainement le Taxi Driver de Scorsese. Certes, le premier film de Niels Mueller se situe loin à bien des égards du chef d’œuvre de maître Scorsese. Toutefois, on peut y déceler des qualités certaines qui en font une œuvre ayant au moins le mérite d’exister. D’une part, réaliser de nos jours aux Etats-Unis un film traitant pour partie d’un détournement d’avion est assez osé pour être signalé. D’autre part, il est toujours difficile de montrer toute la complexité de la nature humaine et à quel point la vie d’un "homme bien" peut basculer. Or il s'agit exactement de ce que réussit à faire Mueller, parfois maladroitement il est vrai, tout au long du film. En cela il se trouve bien aidé par un Sean Penn nous gratifiant ici d’une prestation très proche dans l’intensité dramatique de celle de I am Sam. D’ailleurs, il interprète ici "Sam" Bicke, doit-on y voir un clin d’œil ? Quoi qu’il en soit, la performance de l’acteur porte de fait le film car Mueller a choisi d’axer toute la trame sur le personnage de Sam Bicke. La lente descente aux enfers de cet homme s’avère bouleversante pour le spectateur car celui-ci, sans s’identifier à Sam, qui fait preuve d’une naïveté un peu trop grossière, s’y attache tout de même à cause de la fragilité qu’il dégage. Oui, Sam est fragile, d’une naïveté assez déconcertante. Pourquoi naïf ? Parce qu’il rêve de choses simples, comme l’honnêteté, l’amour conjugal, l’égalité des hommes… Toutes ces petites choses simples qu’il ne trouve désespérément plus dans le monde en général et dans la société américaine en particulier. Sam se considère comme laissé pour compte du "rêve américain". Pourtant, il ne s’agit pas d’une satire sociale, le contexte (guerre du Vietnam, Watergate) situe le récit dans les années 70 et Mueller n’établit là aucun parallèle fumeux avec la société d’aujourd’hui. Non, ce film n’est pas une satire sociale mais humaine, il nous rappelle que nous ne sommes pas infaillibles et que la limite qui sépare un homme dit équilibré d’un fou demeure mince, effroyablement mince. Alors malgré ses imperfections (des personnages secondaires livides et n’apportant rien au récit par exemple), The Assassination of Nixon mérite qu’on lui donne sa chance, la chance que quelque part personne n’a voulu donner à Sam Bicke. LAURENT TITY

NON!
On ressort du film avec une mine circonspecte. Non seulement l’intérêt qu’on lui porte va en décroissant, mais en plus il se clôt dans une telle ambiguïté qu’il en devient gênant. Malgré quelques facilités, la mise en place des personnages dans un contexte précis fonctionne : le réalisateur assène quelques vérités sur le monde du commerce et par extension le monde du travail. Par exemple, certaines pensées doivent être véhiculées dans des termes précis dans le but de séduire ou alors de contourner un problème épineux. Dans un milieu carnassier où la lutte et la concurrence sont à leur paroxysme, il faut savoir trouver les mots justes pour paraître le plus crédible et soigner sa forme. Soit. Sam Bicke (Sean Penn) – patronyme pas éloigné d’un certain Travis Bickle de Taxi Driver–, lui, refuse de se soumettre à ces compromis et finit par faire sauter tous les plombs de sa vie trop rangée par manque de reconnaissance et d’affection (instance de divorce, enfants qui semblent l’ignorer, femme qui a trouvé un nouvel amant…). Sam, désarmé face aux contingences du monde tel qu’il est (hypocrite, aseptisé, manipulateur) et la bêtise des gens gangrenée par le capitalisme, le profit, le mensonge et le racisme, se retrouve soudainement seul. S’engage alors une descente aux enfers où ses tripes finissent par obéir à des pulsions pernicieuses, un peu comme si Sam était rongé par le même démon que celui de Harry dans le roman éponyme de Selby. Seulement voilà, tout le déroulement de ce conflit intérieur obéit aux lois du crescendo et du sensationnalisme, comme pour pointer du doigt les stigmates d’un pays malade. Le sujet et la thématique sont intéressants mais gâchés par un traitement démonstratif qui en réduit paradoxalement la portée. En voulant triturer les règles du thriller, Niels Mueller (premier film, sujet casse-gueule, résultat médiocre) trébuche sur la gradation, refuse de prendre parti et sombre dans une complaisance et un racolage inouïs dans le dernier tiers. L’ombre tutélaire de Scorsese et de son impitoyable Taxi Driver (référence imposante à laquelle on pense trop souvent), la surenchère dans le pathos et le cabotinage de Sean Penn n’arrangent rien. Quant à la scène finale, no comment. ROMAIN LE VERN



LE DIVORCE - 2003: PAS CLASSE DU TOUT
Ce ramassis de clichés sur la France et plus particulièrement sur Paris est une aberration cinématographique signée James Ivory. Entre le mauvais vaudeville terriblement caricatural et le drame bourgeois, Le Divorce ressemble à un énorme chou à la crème dégoulinant dans lequel une ribambelle de bons comédiens surnagent... On retrouve, entre autres, Melvil Poupaud, Glenn Close, Naomi Watts, Thierry Lhermitte ou Kate Hudson qui tentent, tant bien que mal, d’offrir au film un minimum d’ampleur. Mais une fois de plus, le miracle Naomi Watts opère. En effet, la comédienne s’en sort avec les honneurs... Dans l’ombre d’une Kate Hudson égocentrique et aussi fine qu’une clé de 12, la comédienne est d’une subtilité plus que bienvenue. Jouant le rôle d’une femme terriblement atteinte par la trahison de son mari, elle se laisse couler dans un rôle certes caricatural mais qu’elle maîtrise de bout à bout. Malheureusement, cela ne suffit pas pour sauver le film du désastre artistique. James Ivory, talentueux cinéaste aux multiples palettes s’en relèvera difficilement avec une production passée inaperçue deux ans plus tard : The White Countess. Son prochain film, avec Charlotte Gainsbourg, Anthony Hopkins et Laura Linney, donnera-t-il à nouveau au réalisateur le succès dont il fut auréolé plusieurs fois dans sa carrière ? KD



21 GRAMMES - 2003: TRES CLASSE
Pour certains, 21 Grammes reste l’oeuvre la plus aboutie du réalisateur mexicain Alejandro Gonzales Iñarritu. Plus élaboré qu’Amours Chiennes , plus profond que Babel, ce deuxième long-métrage est une pièce maîtresse dans la carrière de la comédienne australienne... En effet, c’est 21 Grammes qui l’a littéralement fait décollé. Si David Lynch tentait de pousser l’actrice dans des retranchements insoupçonnables dans Mulholland Drive, Iñarritu nous fait découvrir la comédienne sous un angle plus fouillé, plus dramatique et offre sur un plateau une des plus grandes actrices de sa génération. Son jeu, d’une intensité et d’une crédibilité implacables, donne le ton du film et c’est à son diapason que les autres comédiens s’accordent. Elle réussit notamment l’exploit de nous faire ressentir l’indicible lorsqu’elle apprend la mort de ses deux enfants et de son mari. Dans 21 Grammes, une très grande actrice est née. KD





KING KONG - 2005: TRES CLASSE
Certainement l’un des derniers grands films d’aventure de ces 20 dernières années, King Kong version Peter Jackson est une oeuvre en hommage au film original mais également au cinéma en général. D’une beauté plastique indiscutable, ambitieux dans sa forme et sa lente construction, époustouflant dans son utilisation monstrueuse des effets visuels, King Kong est une oeuvre entière et d’une maîtrise incroyable. Il fallait donc une comédienne du même accabit pour incarner la fameuse Ann Darrow et c’est à Naomi Watts qu’est revenue la lourde tâche de jouer face à un monstre d’effets spéciaux. Faire rire King Kong, comprendre sa souffrance, se plonger dans son regard, la comédienne réussit à nous faire croire à cette histoire d’amour invraisemblable... Revisiter le mythe de la belle et la bête en 2005 n’était pas une mince affaire. Avec tous ces cyniques qui courent les rues, on aurait pu croire qu’il était aujourd’hui impossible d’offrir au spectateur une histoire aussi intense sur un pitch aussi bancal. C’était sans compter sur les talents des comédiens et du réalisateur qui nous font dire que le cinéma, tel qu’il existait il y a maintenant 70 ans, est toujours le même aujourd’hui... KD


THE RING 2 - 2005: CLASSE
Ce deuxième épisode, contre toute attente, est supérieur au premier Ring. Il serait facile d'avancer qu'avec Hideo Nakata aux commandes, le film ne pouvait qu'être mieux que le film de Verbinski, et pourtant Nakata n'avait pas fait des miracles avec la version japonaise de sa suite. L'intrigue prend une tournure différente et l'angoisse s'intensifie en se tournant vers une horreur plus visuelle et particulièrement travaillée. On retiendra notamment l'attaque de biches et de cerfs dans la voiture, d'une véritable splendeur et profondément inquiétante. Si le scénario n'est pas fameux, les comédiens et la mise en scène arrivent néanmoins à offrir à ce Ring 2 un interêt non négligeable. Naomi Watts reprend son rôle de Rachel Keller avec un plaisir non dissimulé et au final on se surprend à se laisser aller et apprécier ce petit film d'horreur honnête et efficace. KD



WE DON'T LIVE HERE ANYMORE - 2004: PAS CLASSE
We don't live here anymore appartient à cette catégorie de films qui se regardent sans déplaisir, mais qui ne marquent pas les esprits. Faute d'originalité, de virtuosité, de scène réellement captivante. Réflexion sur le couple et l'adultère, l'amour et l'amitié, le film tente d'analyser peut-être trop méthodiquement des émotions qui du coup perdent en intensité. Des sentiments aussi forts que l'amour ou la trahison ne se prêtent pas vraiment à l'autopsie que semble vouloir faire passer le réalisateur. Cette histoire adaptée d'une nouvelle de l'écrivain André Dubus, qui ne demande qu'à se libérer de toute logique rationnelle et se laisser aller à l'ivresse et la folie des personnages, paraît comme bridée par la mise en scène didactique de Curran. Le réalisateur utilise un nombre incalculable de plans explicatifs, là où la simple suggestion pourrait amplement suffir et apporter une touche de mystère à un scénario des plus banals. Mais si John Curran peine à trouver le rythme adéquat dans la mise en scène, il dirige apparemment ses acteurs avec plus de réussite. Mark Ruffalo, en premier lieu, livre une performance des plus louables, en transmettant tantôt le calme du père de famille, la passion de l'amant, la mauvaise foi de l'adultère. Laura Dern tombe quant à elle souvent dans l'exagération, mais sa détresse de femme aimante et trompée apporte du crédit à ses envolées spectaculaires. Naomi Watts, dans un registre plus sobre, véhicule la sensualité nécessaire à son rôle, même si elle semble parfois se contenter du minimum syndical. Peter Krause enfin, transfuge de la série Six Feet Under, campe courageusement et avec un certain talent le personnage le moins traité. LAURENT TITY

ET SINON... (PAR CEDRIC RENIER)
TANK GIRL PAS SUPER CLASSE La jeune Rebecca combat la gigantesque entreprise étatique "Water and Power" sur un tank, ce qui lui vaut le surnom de Tank Girl. Mouais, pas vraiment une comédie marrante avec Lori Petty qui en fait des caisses et la pauvre Naomi Watts qui patauge dans la semoule. Quand on sait qu'avant Mulholland drive, elle rentrait chez elle en larmes, on comprend mieux pourquoi.
LA COURTISANE: PAS CLASSE Au XVIe siècle à Venise, Veronica, jeune femme à la beauté extraordinaire, décide de devenir courtisane afin d'approcher la haute sphère de la cour. Disputée par de nombreux hommes, Veronica se met, malgré elle, les femmes dites respectables et le fameux poète Maffio à dos. Un jour, un mal terrible survient et, pour libérer la ville de son malheur, Veronica est choisie pour un sacrifice expiatoire. Bon, d'accord, je l'ai pas vu mais comment dire, ça ne donne pas envie, non? Comment ça je dois avouer que Laurie Hourgeon, notre charmante stagiaire, m'a filé le dvd? Comment? Moi, je l'ai vu? Heu oui. Et? Bah c'est pas bien du tout. Désolé Laurie.
STAY: PAS CLASSE DU TOUT Un jeune homme dépressif annonce à son psychiatre qu'il va se suicider dans trois jours. En désespoir de cause, le psychiatre va entraîner son nouveau patient dans un voyage cauchemardesque entre la vie et la mort à travers la ville. Mal au crâne? Rien compris? C'est normal: ce film est une purge incompréhensible. Même Romain Le Vern est incapable de m'expliquer l'intrigue, c'est vous dire. A moins que Laurent Tity? Ah bah non. Et ça se dit critiques ça! Et Naomi Watts sinon? Ok, on oublie.
LE VOILE DES ILLUSIONS: UN PEU CLASSE Londres, 1920. Après un mariage trop vite accepté pour convenances sociales, Kitty part avec son mari, Walter, médecin bactériologiste, pour vivre à Shanghai où il doit mener des recherches. Rapidement, la jeune femme tombe amoureuse d'un autre homme. Lorsque Walter découvre l'adultère dont il est victime, il promet à Kitty de lui accorder un divorce qui ne mentionnera pas son infidélité et lui conservera ainsi une réputation sans tache, si son amant quitte sa femme pour l'épouser. Walter sait que cet homme place sa carrière avant ses nombreuses conquêtes féminines. Abandonnée par son amant, brisée, Kitty accompagne son mari dans une région où une épidémie de choléra balaie les populations et où les guerres locales font rage. Comme le dirait Alexandre Jumel, voilà un film pour gonzesses! Et bien non, Alexandre: c'est vraiment bien joué par Naomi et son copain Ed Norton. A moins que ça ne soit un sosie. Paraît d'ailleurs que Sophie Wittmer a adoré. Laurie aussi. Sylvain Peret et Stanislas Bernard aussi. Enfin, il paraît, encore une fois. Parce que chez nous, oui, les hommes ont du coeur. Ne me regarde pas comme ça Kevin!

Dossier réalisé par Kevin Dutot, Romain Le Vern, Laurent Tity et Cédric Rénier


RESULTATS AVEC UN TITRE APPROCHANT



Film par Acteurs