DOSSIER : LES HOMMES D'ACTION
Tout sur DIE HARD 4 - RETOUR EN ENFER - La Critique - Photos - Le 2008-01-10 09:59:44Bien entendu, tous les hommes d'action ne sont pas là. Mais un prochain dossier pourrait aisément mettre en avant les oubliés du genre, du plus au moins crédibles (Wesley Snipes, Dolph Lundgren, Eddie Murphy...)
BRUCE WILLIS par Nicolas Schiavi
Laissons de côté l'inutile Piège en Eaux Troubles et le très sympathique Dernier Samaritain. Ces personnages ne sont que des faux semblants, des pendants miséreux du plus grand nom du film d'action américain: John McClane. Tout commence au Nakatomi Plaza en 1987. Le policier new-yorkais, en froid avec sa femme, lui rend visite pendant les vacances de Noël dans une immense tour de verre pour un pot d'entreprise entre collègues dévoués. Et si Hans Grüber et ses acolytes terroristes ne s'étaient pas invités à la fête, McClane aurait pu tranquillement siroter une bière et pourquoi pas, balancer quelques blagues aux invités guindés. Mais non. On est tellement mieux les pieds nus, armé d'un automatique et faisant face à une horde de miliciens à l'accent germanique. John Mc Tiernan balance des construction de cadres démentiels et Michael Kamen un thème à sept notes cristallin. Alors McClane, coure, saute, saigne, joue a Spiderman sur les toits de l'immeuble de cristal et finit par sauver sa femme en jouant à Gary Cooper. Une légende est née.
John McClane remet le couvert en 1990 avec 58 Minutes Pour Vivre. En gros, c'est le même topo sauf que le terrain de jeu s'étale sur tout un aéroport. Le huis clos s'oriente vers des séquences extérieures enneigées où notre flic dur à cuire reprend les recettes qui ont fait de lui un homme increvable: il pique à glace dans un corps à corps avec un soldat rebelle, s'envoie en l'air en s'éjectant d'un avion et brandit une torche dans un élan lumineux pour éliminer tous les terroristes d'un seul coup. Une efficacité brutale, mixage limpide entre une brute épaisse et une malice à toute épreuve.
C'est en 1995 que débute une Journée En Enfer buddy movie black and white (avec Samuel L. Jackson) et véritable jeu du chat et de la souris avec le frère du petit Grüber, qui aimeraient plaisanter avec John tout en dévalisant la Banque Nationale. New York est en flammes et
2007. Plus personne n'y croyait. D'accord, le montage est parfois exécrable, la scène de l'avion furtif est vraiment too much et Timothy Olyphant n'est pas à la hauteur des précédents bad guys de Die Hard
Ce que John McClane a apporté de neuf au cinéma d'action, c'est un héros de taille humaine, qui souffre, saigne et est pourvu d'un cynisme grandiloquent. C'est l'antithèse du macho baroudeur, mais l'essence même du cow boy solitaire. Bruce Willis a ajouté le charme décontracté au muscle, un mix entre David Addison (Clair de Lune) et Steve McQueen. Un héros drôle, irrévérencieux, malin et désespéré à la fois. Souvent imiter, jamais égaler, Die Hard est à jamais la meilleure licence de film d'action.
"Sur 9 millions de terroristes dans le monde, j'en tue un et il a les pieds plus petits que ma soeur" (John McClane, pieds nus et cherchant à tout prix chaussure à son pied - Piège De Cristal)














































