CINE : MESRINE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1
Tout sur MESRINE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1 - La Critique - Photos - Le 2008-10-29 05:24:07Florent Kretz 9
MESRINE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1
Un film de Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric
Durée : 2h10
Date de sortie : 19 Novembre 2008
MESRINE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1 de jean-françois richet
Il est certain qu'après avoir découvert le premier épisode de l'oeuvre dédiée au truand légendaire, le spectateur ne pourra se défaire de cette envie de découvrir la fin de l'histoire, quand bien même celle-ci est connue de tous. Que ce soit dans la réalité ou dans la fiction dans laquelle il est présenté en ouverture du premier volet, le dénouement fait partie des événements importants de l'historique de la grande criminalité : Jacques Mesrine sera abattu par les hommes du commissaire Broussard le 2 novembre 1979. D'ailleurs là où Richet prenait soin de clôturer l'introduction de Mesrine : L'instinct de Mort avant l'impact des balles -comme annonçant le contenu de son métrage, froid et violemment implacable-, Mesrine : L'ennemi Public Numéro 1 s'offre comme exorde les quelques minutes qui suivirent la mort du terrible malfrat. Opposant à la violence du premier, la cohue des badauds et des journalistes télévisuels dans le second, le réalisateur dévoile tout de suite la richesse de l'oeuvre dans sa globalité : si son premier volet s'attardait sur la véritable violence qui régissait Mesrine, le second se positionnera comme rappel de sa quête de justificatifs et de reconnaissance au travers des médias.
MESRINE : L'ENNEMI PUBLIC NUMERO 1 de jean-françois richet
Les choses sont dites : si l'ensemble dans sa totalité est bien scindé à ce point, ce n'est pas dans l'action ou dans les aventures rocambolesques et sanglantes mais bel et bien dans la rupture qui se fera au sein même de Jacques Mesrine. Ainsi, il semble que ce second opus s'ouvre avec un nouveau personnage toujours aussi haut en couleurs mais qui semble avoir fait son deuil de la vie normale qu'il n'aura jamais, et surtout du désir de celle-ci qu'il n'aura jamais eu. A l'arrogance naissante dans la première partie au coeur du personnage s'ajoute le tempérament de plus en plus outrageant d'un homme qui jusqu'à présent s'amusait, mais qui dorénavant ne se fera plus beaucoup d'illusions. Car il y aura bien eu une perte flagrante d'une certaine forme d'innocence qui l'habitait encore un peu dans le premier volet : celle-ci a depuis laissé place à une sorte de suffisance excessive et désappointante, de celle qui appuie les légendes de tout son poids pour être sure qu'elle ne s'envolera jamais après... La masse de Cassel prend soudain tout son sens, bien plus encore que la simple volonté de vouloir ressembler au mieux à « l'homme aux mille visages » : à mesure que l'homme semble s'être perdu, il prend du corps comme pour mieux s'imposer. Troublant alors d'assister à cette métamorphose exponentielle et exceptionnelle qui finalement ne fait qu'exprimer un peu plus sa décadence.
[p1] [p2] [p3] [p4] [p5] [p6] [p7] [p8]
![]() | ||
CINE : MESRINE : L'INSTINCT DE MORTPremier volet du diptyque consacré au gangster Jacques Mesrine, Mesrine : L'i... | MESRINE : AVIS A CHAUDAttendu comme l’un des grands moments de l’année 2008, le diptyque consacré à Ja... | |







CINE : MESRINE : L'INSTINCT DE MORT

























