LES ROBOTS COMME REFLET DE L'HUMANITE ET DE LA SERVITUDE
Tout sur WALL-E - La Critique - Photos - Le 2009-01-08 23:08:33metropolis
On commence très fort avec l'ancêtre de toutes nos poupées mécaniques, à savoir le Robot Maria dans le Metropolis de Fritz Lang. Créé à l'image d'une militante quasi-communiste de la ville basse, le Robot Maria a pour directive de mener ces masses prolétaires au soulèvement jusqu'à créer le chaos dans la grande Mégalopole (rappelons que, teinté au départ de marxisme, le script a été finalisé par une sympathisante nazie). Les images les plus frappantes du film de Lang commencent d'abord par nous dépeindre des humains réduits à l'état d'accessoires pour machines. Il est donc logique qu'à terme ce soit une machine androïde qui finisse par incarner leur rêve bien humain de révolte, pour ensuite le briser dans un fatalisme typiquement germanique.
En tant qu'outil de production, le robot devient bien malgré lui un enjeu idéologique dans l'après-guerre, alors que les USA et l'URSS tentent de convertir le reste du monde à leurs doctrines respectives. Dans le camp américain, où l'on croit fermement au miracle de l'industrialisation capitaliste, le Robot se pare de tous les atouts du progrès et du bonheur. Il devient une sorte d'outil électroménager ultime. Croisement entre le transistor, le poste de télé et une machine à laver, l'emblématique Robby le Robot de Planète interdite (1956) sert surtout de gadget aux cosmonautes en visite sur la planète Altair, la première de leur idée étant... de lui faire fabriquer de l'alcool ! Robby est ici l'expression du génie progressiste et civilisé de son Maître Morbius ; la part destructrice et pulsionnelle de ce dernier étant incarnée, elle, par un monstre invisible. Idem pour Gort, le Robot menaçant et surpuissant de Le Jour où la Terre s'arrêta (1951), qui s'avère lui aussi être le prolongement du génie progressiste de son Maître Klaatu. Quant à Tobor the Great, héros de Le Maître du Monde (1954) il sait même faire la différence entre un américain symbole de progrès et de la vermine communiste. Les sales espions qui tenteront de le détourner à leurs plans machiavéliques en feront l'amère expérience. A vrai dire, en ces années 50-60, il n'y a que dans la série B bas-de-gamme que certains s'autorisent à douter des merveilles du progrès.
WALL-E de andrew stanton
Les Robots de Kronos (1957) de Gog (1954) ou de Target Earth (1954) sont des machines à détruire de l'humanité ; mais elles demeurent soit la création d'extra-terrestres (c'est-à-dire des communistes) soit les créatures frankensteiniennes de savants fous hors de contrôle (probablement communistes aussi). Il faut attendre 1962 pour que des Robots "officiels", dûment approuvés par les héros, ne deviennent des menaces. Il s'agit en l'occurrence des cyborgs de The Creation of the Humanoids, mi-hommes mi-machines dont le rôle est de reconstruire un monde post-apocalyptique avant qu'ils n'aient l'idée saugrenue de se révolter contre les derniers humains restants.
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CINE : WALL-EOn vous l’avait dit, c’était écrit... Wall-E devait être LE film de 2008.... | ||
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CINE : WALL-E


































