TOP 5 : LES FILMS DE SUPER HEROS
Tout sur WATCHMEN - LES GARDIENS - La Critique - Photos - Le 2009-03-12 11:37:42André Côte
spider man 2
5 - Incassable
Marvel Comics, par l'intermédiaire des séries Ultimate, avait démontré que l'intérêt du public pour les super-héros ne résidait pas dans les costumes hauts en couleurs. Détournant tous les poncifs des comics dans un univers réaliste (les origines vues en étape à analyser, son vêtement qui devient un costume...), le film du mec au nom imprononçable qui a fait Sixième Sens et Le village parle (en toute sobriété) des rapports entre les individus et la conciliation entre sa propre vie et de nos aspirations, soit les thèmes qui plaisent tant au cinéaste. Alors que tout le monde s'extasie devant le regard adulte d'un The Dark Knight (et maintenant Watchmen), il est bon de se retourner vers ce long-métrage incompris (renié par son metteur en scène... alors qu'il demeure à ce jour son meilleur opus) qui se révèle au cinéma ce que Heroes est à la télévision : une consécration du comics et des super-héros.
4 - Les indestructibles
Lorsque Pixar annonça sa collaboration avec Brad Bird sur Les Indestructibles, peu d'entre nous étaient ceux qui mesuraient le potentiel d'un tel projet. Seul véritable hommage digne de ce nom à l'oeuvre de Jack Kirby et Stan Lee, le métrage se révèle à lui tout seul une meilleure adaptation des Quatre Fantastiques que les deux opus réunis de Tim Story. Véritable preuve d'amour d'un geek envers la culture geek, Les indestructibles n'est pas uniquement destiné aux enfants, mais avant tout aux grands enfants que nous sommes restés.
3 - Superman
Oeuvre matricielle des comics books movies, ce film de Richard Donner (qui date tout de même de 1978) reste encore à ce jour la référence ultime en matière d'adaptation de super-héros, il n'y a qu'à voir les multiples références dans le premier opus de Spider-man. Autant le film aura pris quelques rides aujourd'hui (à cause du célèbre costume kitchissime) autant il est d'une extrême facilité à retrouver notre innocence à sa vision. Bien avant Bryan Singer, le réalisateur des L'Arme Fatale réussit à trouver le juste milieu entre naïveté et autodérision sans tomber dans le cynisme et la condescendance. On regrettera simplement le rebondissement final too much du voyage dans le temps où Supes fait tourner la Terre dans le sens inverse, qui me faisait déjà tiquer quand j'avais dix ans et qui semble même être une trahison par rapport au comic book : sauf erreur de ma part, je crois que, dans l'univers DC, seul Flash est capable de remonter le temps en se servant de sa super-vitesse.
2 - Blade 2
Dans le genre « on transcende le premier épisode », ce second volet des aventures du diurnambule se pose là. Oeuvre de commande pour Del Toro, cela n'empêche pas ce dernier d'étaler une mise en scène d'une inventivité rarement vue sur un écran de ciné, interpellant les geeks de tout bord : comics évidemment, mais aussi jeux vidéos et manga. Nanti d'un casting de gueules (Wesley Snipes en tête, suivi de près par un Ron Perlman en grande forme), Del Toro assume pleinement son trip cinéphilique et nous offre une nouvelle version de Les 12 salopards (la section spéciale de vampire étant contrainte de faire équipe avec Blade, provoquant moult tensions) que de la Horde Sauvage (on semble nous décrire la fin d'une ère) version vampirique.
1 - Spider-man 2
J'ai longtemps hésité entre celui-ci et le mal aimé Spider-man 3. Cependant, l'émotion du second volet me fit pencher en sa faveur au détriment de la noirceur du dernier segment du triptyque de Sam Raimi. Celui-ci, libéré des contraintes de l'épisode d'introduction (structure classique avec exposition des personnages et de leur enjeu) se lâche enfin dans ce numéro 2 autant attendu qu'appréhendé par les fans : le réalisateur de Evil Dead et de Darkman (autre chef d'oeuvre du comic book movie) avait déjà fait preuve d'une capacité à plier l'échine (les séries cultes - pour de mauvaises raisons - Hercules et Xena, la guerrière), ainsi on était en droit de se demander ce qui allait donc advenir de l'Homme Araignée. Clairement établi dans l'esprit de Raimi que sa saga ne comptera que trois films et il est bien question ici de l'acte central, il plonge le jeune Parker dans un désarroi total et réalise le film de super-héros le plus touchant mais aussi le plus incroyable visuellement
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