Disney est toujours fâché avec le 16/9 et continue donc à livrer des DVD bien inférieurs à ceux des autres studios.
Sur un récepteur 4/3, la qualité du film ne souffre pas de cette omission.
En revanche, on ne peut pas en dire autant quand on utilise le format 16/9. Les défauts apparaissent vite. Un bruit vidéo montre le bout de son nez à intervalles réguliers pénalisant ainsi les arrières plans. L'image est par moment instable.
Le bon étalonnage des couleurs et un encodage correct permettent néanmoins d'apprécier l'image. Mais décidément, il serait grand temps que Disney se mette au 16/9.
Les deux pistes sonores proposées sont en 5.1.
D'égale valeur (avec une précision un peu plus supérieure pour la VF), elles ne sont pour autant pas d'une grande efficacité. Pour du 5.1, on peut même dire qu'elles sont trop calmes. Exceptée la musique toujours aussi envahissante de Danny Elfman, les voies arrières et les basses sont quasi inexistantes. Résultat, une absence totale d'ambiance sauf dans les courts passages de la jungle.
Pour les amateurs, la piste VF est en québécois. Cela passe relativement bien sauf les éternels prononciations des noms anglais (rires assurés et seul aspect positif du film).
La présence de la bande annonce évite le zéro pointé. Disney, comme d'habitude, nous en donne le minimum pour un prix maximum.
Le docteur, Ethan Powell (Anthony Hopkins) étudiait les gorilles en Afrique lorsqu'il disparaît de la circulation. Quand on le retrouve deux ans plus tard, il a tué trois hommes et en a blessé deux. Il est interné dans un hôpital psychiatrique. Le psychiatre Théo Caulder (Cuba Gooding Jr.) va tenter de comprendre ce qui s'est passé.
Un ratage complet.
Ce mélange entre Vol au-dessus d'un nid de coucou et Gorilles dans la brume ne fonctionne à aucun moment. Les personnages sont convenus, leur psychologie d'un simplicité énervante. Mais, surtout, il ne passe presque rien pendant plus de deux heures.
La mise en scène du tâcheron Jon Turteltaub (l'horrible Phénomène) étant aux abonnés absents, restait le jeu des deux acteurs vedettes.
Et c'est peut être la plus grande faiblesse du film. Légitimés chacun par un oscar du meilleur acteur (et cherchant peut être à en gagner un autre), ils surjouent à mort, particulièrement Cuba Gooding Jr. qui fait vraiment n'importe quoi (je vous conseille la scène finale d'un risible consternant). Tout ceci laisse à penser que Turteltaub n'était pas sur le tournage pour contrôler ces débordements.
Au final, on s'est mortellement ennuyé pendant tout le film pour vraiment rien du tout ; la révélation de l'énigme sur le comportement impulsif du personnage d'Hopkins ne présente aucun intérêt et peut être devinée dès le début tellement elle est évidente.
A éviter à tout prix, la vie est trop courte pour perdre son temps.
Par Laurent Pécha