Il s'agit de la même image que le zone 1 avec toutefois une bien meilleure définition. On retrouve le grain cinéma du film mais force est de constater que par moments, ce grain a tendance à être beaucoup trop prononcé (la scène de squash en est un douloureux exemple), Mais cela ne gâche pas notre plaisir de revoir le film avec son noir et blanc au contraste exemplaire.
Un mono clair et net sur toutes les pistes mono. Aucun souffle rédhibitoire ne se fait sentir. Une très bonne balance entre les dialogues et la musique de Gershwin.
MGM a fait un tout petit effort de présentation avec la présence d'un menu animé absent du zone 1. Initiative louable si le résultat n'était pas aussi laid. En guise de suppléments, on se retrouve avec la copie conforme du zone 1, c'est à dire la bande annonce et un livret de quatre pages. Forcément frustrant !
Bien qu'Annie Hall ait été le film de la consécration pour Woody Allen (quatre oscars), Manhattan demeure son chef d'oeuvre.
On y retrouve toutes les obsessions de son auteur (étrange mimétisme futuriste avec sa vie actuelle) sublimées par un magnifique scope noir et blanc et la musique de Gershwin. Depuis sa sortie, Manhattan reste sans conteste la meilleure publicité jamais faite à la ville de New York. Une sorte de poème amoureux d'un cinéaste qui la connaît dans ses moindres recoins.
Si vous ne devez voir qu'un seul film de Woody Allen dans votre vie, c'est celui-là et aucun autre.
Par Laurent Pécha