Une copie magnifiquement conservée.
Seuls, quelques passages dénotent l'usure du temps. Le noir et blanc est globalement bien maîtrisé magnifiant l'atmosphère lugubre du film (superbe passage du meurtre de la jeune chanteuse). Toutefois, la compression n'est pas toujours parfaite et l'image est parfois un peu trop figée.
Sans aucun doute, la meilleure copie du film à ce jour.
La bande son est étonnement claire. Le mono est incontestablement de qualité avec une absence totale de souffle. Le maximum a donc été fait pour que la piste sonore du Récupérateur de cadavres ait la meilleure qualité possible.
Malheureusement, c'est le point faible du DVD. Pour pouvoir vendre ce type de DVD à un prix plus qu'abordable (129 FR et un DVD gratuit pour trois DVD de la même collection achetés), les éditions Montparnasse n'ont pu proposer de bonus si ce n'est des extraits des autres films de la collection fantastique. En revanche, l'éditeur a soigné le menu de présentation avec une musique pour le moins stressante.
Un médecin renommé fait appel à un inquiétant cocher (Boris Karloff) lorsqu'il a besoin de cadavres pour sa fac. Ce qui s'avérait être un business discret va se compliquer terriblement lorsque les profanations vont être découvertes. Les cimetières sont désormais gardés et il va falloir trouver d'autres moyens de trouver des cadavres. Le meurtre d'innocentes personnes devient alors la seule alternative.
Robert Wise est un réalisateur éclectique (West side Story, La maison du diable, Stark Trek pour ne citer qu'eux). A ses débuts, ce touche à tout de génie (voir la liste précédente) s'est essayé au film d'horreur avec ce Body snatcher (mais aussi La malédiction des hommes chats disponible dans la même collection).
Sans être une franche réussite, le Récupérateur de cadavres vaut le détour grâce à une ambiance pour le moins macabre, une photo soignée (admirable clair obscur dans la scène du meurtre de la jeune chanteuse) et la dernière rencontre entre deux légendes du cinéma fantastique, Bela Lugosi (Dracula) et Boris Karloff (Frankenstein).
Par Laurent Pécha