Si le transfert est sensiblement mieux réussi du point de vue de la compression que le premier opus, le master accuse néanmoins un léger grain plus ou moins marqué selon les séquences. Mais d'une manière générale, l'ensemble se montre d'une facture nettement supérieure bien qu'aléatoire. Les couleurs bénéficient quant à elles d'une bonne saturation et d'un éclat plus qu'acceptable.
Rien de révolutionnaire côté son. Les pistes Dolby Surround se montrent généralement du même acabit que celles du premier volet. Autrement dit, une agressivité limitée, même si plus large sur les voies frontales, parfaitement clair au niveau des dialogues et une présence surround qui aurait mérité un relief un peu plus poussé.
Comme pour son prédécesseur, l'interactivité est réduite au minimum syndical : un menu fixe et muet et une bande annonce plein cadre et en anglais non sous-titrée.
Comme il est fréquemment de coutume aux Etats-Unis, on ne change pas une équipe qui gagne. Chez Abrahams, le devise va plus loin : On prend les mêmes, on recommence et on va encore plus loin dans le délire ! Ce qui était déjà poussé à l'extrême lors du premier volet des aventures de Topper Harley se voit ici multiplié par dix et repousse le comique de situation et de parodie dans ses plus profonds retranchements.
Donc exit Top Gun et bienvenue à Rambo (poussant le clin d'oeil en embauchant Richard Crenna alias ‘'le Colonel Trautman''), Kickboxer, La belle et le clochard, Basic Instinct, Platoon, Apocalypse Now, Star Wars et tant d'autres...
Charlie Sheen a subi une transformation impressionnante, rivalisant aisément avec la musculature d'un Stalonne ou encore d'un JCVD et s'en donne toujours autant à coeur joie dans ces aventures rocambolesques qui font un bien fou aux zygomatiques.
Par Pascal Faber