En 2.35 16/9, l'image possède une définition solide et un master impeccable. La compression est parfaitement maitrisée et les couleurs joliment chaudes. Ne souffrant d'aucun défaut, l'image semble avoir été adoucie et manque légèrement d'éclat.
Une piste française DD 5.1 qui remplit son contrat sonore sans faille ni passion. Principalement axé sur les canaux avants le son envahit de temps à autres les arrières le temps de quelques effets réussis et lors des passages musicaux.
Fixe (aux transitions animées) et musical, le menu permet d'accéder à la bande annonce du film (4/3 1.85), aux spots promotionnels (4/3 1.85 au nombre de 4) et les filmographies sous forme de textes déroulants de Jean-pierre Darroussin, Clotilde Courau et Guillaume Nicloux. En descendant sur la veste de Darroussin, ona accède aux crédits du DVD.
En revoyant aujourd'hui Le Poulpe on a l'impression de regarder un épisode de Nestor Burma formaté pour le cinéma et estampillé série noire. Le héros est donc un loser complet, il passe son temps à se faire tabasser, sa copine est mignonne avec un petit surplus de sexe (on la voit toute nue!!), il y a même du sang. Dis donc ! A mi-chemin entre Mike Hammer et le Patrick Dewaere de Série Noire, Jean-Pierre Darroussin s'en sort plutôt bien mais à force de jouer au justicier blasé, on ne sait plus trop s'il y croit ou s'il s'ennuie. Son enquête, décousue et inutilement complexe, le ballade comme une bille de flipper d'un fait de société à l'autre, sans qu'on y croit vraiment. C'est donc d'un oeil distrait qu'on suit tout ça, avec une tendresse particulière pour les acteurs. Violence et érotisme paraissent greffés à un matériau inaboutit, comme si les scénaristes avaient grappillé leurs idées d'un peu tous les volumes de la série sans trouver le fil conducteur adéquate. Un essai raté, qu'on peut néanmoins (re)découvrir par stricte curiosité.
Par Ken Bowden