En 2.35 16/9, l'image du colosses de Rodhes possède une définition correcte mais largement perfectible. Servi par un master très bien conservé, le DVD posséde un léger grain parasitant légèrement l'image. En revanche les couleurs sont vives à souhait et la compression d'un bon niveau général.
Son
Les pistes française et italienne sont très proches en terme de dynamique et d'équilibre. Elle saturent toutes les deux un peu. En revanche, la piste italienne est bien plus riche en terme d'ambiances (12'57 - disparition des rires sur la piste française)
Menu
Après une courte mais intéressante présentation de Jean-Pierre Dionnet sur le film et son réalisateur, on accède au menu fixe et muet du DVD.
Le regard de l'historien par Claude Aziza d'une durée de 17 minutes permet de mieux situer le film dans son contexte historique. Intéressant et peut-être même trop pointu.
Autour de Sergio Leone avec Noel Simsolo en 16/9 d'une durée de 18 minutes permet cette fois-ci de replacer le film dans le contexte historique de l'époque en Italie. Vraiment passionant pour mieux comprendre l'évolution et le cinéma de Leone. On y apprend également comment Leone à réussi à détourner un péplum qu'il ne voulait pas forcément réaliser.
Suivez le colosses vous explique comment accèder pendant le visionnage du film aux séquences coupées.
Les scènes coupées d'une durée de 13'40 en italien sous-titré français permettent de visionner dans une très bonne qualité d'image les 2 fameuses scènes coupées dont la scène de la cloche dans la chambre des tortures.
Enfin reste l'habituelle bande annonce en VF 16/9 2.35 d'une qualité d'image médiocre et un son grésillant ainsi que des photos d'affiche et de production.
Film
Un général grec venu se reposer dans l'île de Rhodes, se retrouve mélé malgré lui à un complot visant à renverser le tyran Sersès qui a fait ériger, comme symbole de sa richesse et de sa puissance, un colosse à l'entrée du port de Rhodes.
Avant de ré-inventer le western, Sergio Leone s’était fait une petite réputation dans le Péplum – genre alors très en vogue en Italie. Après avoir collaboré sur Les Derniers jours de Pompéi de Mario Bonnard et Ben-Hur de William Wyler, il voit dans Le colosse de Rodhes une joli opportunité à saisir pour passer à la réalisation (le film possédait en outre un budget très confortable). Petit problême, le genre ne l’intéresse pas plus que ça et il va tout faire pour le dénaturer. Mais là où il a réussi à révolutionner le western quelques années après, il a à demi-echoué dans sa tentative de dépoussiérage d’un genre qui ne se nourrit que de ruines de grandiloquence et justement de poussières.
Souvent oublié de la filmographie du réalisateur, le film se laisse voir avec un certain plaisir mais ne marque pas les mémoires. Obligé de remplir le cahier des charges inhérent à tout péplum, Leone arrive pourtant à aller le temps de certaines séquence au delà et à nous offrir les prémices de Son cinéma. Mais au final, il est difficile de retouver la patte du maître: pas de distorsion spatiale ou temporelle, pas de cadrage fou… Presque rien donc si ce n’est un goût déjà très prononcé pour la violence graphique et le sadisme avec de nombreuses scènes de tortures.