Si l'on occulte la sur-définition de certains contours, Universal nous propose un pressage d'une excellente facture mettant ainsi en relief les effets de lumières particulièrement soignées du spectacle. La compression ne souffre d'aucun défaut majeur, elle fait même preuve d'une excellente fluidité et la définition est quasi parfaite.
Vous aurez au choix une piste stéréo et une piste Dolby Digital 5.1. Après écoute, le choix est très vite fait. Même si la version stéréo se montre parfaitement clair, la piste DD 5.1 nous plonge littéralement dans le spectacle et pour peu que vous appréciez la soupe de monsieur Obispo, vous serez aux anges.
Un menu animé et musical particulièrement soigné.
L'éditeur fait un petit effort qui, s'il ne comblera pas entièrement les fans de la comédie musicale, devrait leur permettre satisfaire un tant soit peu leur appétit.
Outre les quatre clips vidéo (‘'L'envie d'aimer'', ‘'La peine maximum'', ‘'Mon frère'' et ‘'Le dilemme'') on trouve un petit making of de 10 minutes nous présentant le show de ses balbutiement à sa première. Malheureusement tout cela reste trop court pour vraiment nous apprendre quelque chose.
Sous la rubrique Casting, vous découvrirez un petit montage nous présentant les différent personnage du spectacle.
Pour finir, l'éditeur nous offre la bande annonce cinéma
Donc, rien de bien alléchant, mais un minimum syndical honorable !
Certes l'histoire est universelle et sans aucun doute l'une des plus connue au monde, mais la version musicale pathos-mélancolico-variétoche que nous sert Obispo nous montre à quel point les français n'ont pas encore compris ce qu'était vraiment une comédie musicale. Michel Berger est parti trop tôt et des spectacles comme celui-ci ne sont pas prêts de faire de l'ombre à des oeuvres comme Starmania ou encore, et surtout, La légende de Jimmy et ce malgré une belle mise en scène du réalisateur Elie Chouraqui et des voix envoûtantes.
Une chose est évidente : Pascal Obispo n'est ni Michel Berger, ni Alain Boublil et Claude Michel Schöenberg (‘'Les Misérables'') et encore moins Andrew Lloyd Webber (‘'Cats'', ‘'The Phantom of The Opera''...). Il cherche tout simplement à profiter de la mouvance relancée par Notre Dame de Paris de Luc Plamandon, et à se dire que compte tenu de sa notoriété envers le public midinette, il y a sûrement là de quoi se remplir les fouilles. Et il ne s'est pas trompé... mais trompe le public en lui faisant croire que sa musique peut faire vivre une comédie musicale et lui redonner ses lettres de noblesse.
La seule chose envers laquelle on peut lui être reconnaissant est de réconcilier le public français avec le genre musical, ce qui n'était pas une mince affaire. Ce dernier n'en sera que plus bouleverser le jour où il découvrira un ‘'vrai'' spectacle digne de ce nom !
Par Pascal Faber