Une image légèrement différente de celle du Z1 : le master est toujours exempt de tout défaut, la définition est sublime et la compression réalise un sans faute. Les contrastes sont bien gérés mais, et c'est là le seul minime défaut, la chroma est un peu trop froide.
2 pistes DD 5.1 très proches en termes de mixage l'une de l'autre. Bien sûr, c'est dans la dernière partie du film (et notamment l'attaque) que la bande son redouble d'efficacité et de dynamisme mais dans l'ensemble, c'est du tout bon avec une exploitation optimale du 5.1.
La VO est tout de même un petit cran au-dessus de la VF en terme de dynamique. La VF possède un doublage de bonne facture et pour une fois ne met pas trop les voix en avant.
Un disque parfait pour tester vos enceintes ou pour faire de l'épate sonore à votre entourage.
Un menu animé et musical ouvre le DVD. Dans son commentaire audio en VO/ST, Taylor Hackford suit de façon très consciencieuse mais sans réel passion le cours de son histoire et de ses images. C'est certes instructif mais souvent bien monotone.
Le making of (VO, 9'01 - différent de celui présent en Z1) ne s'éloigne jamais de la featurette promotionnelle et est axé sur les témoignages de véritables otages.
Egalement disponibles, les filmographies et les bande annonces (VF & VO/ST, Dolby Surround, 2.35, 16/9)
Amérique latine. A la suite du kidnapping de son mari par des milices militaires, Alice Bowman obtient l'aide d'un négociateur spécialiste des prises d'otages. Ce dernier n'étant pas insensible aux charmes de la jeune épouse.
L'échange est passé complètement inaperçu en France pourtant en pleine folie Gladiator. Même aux Etats-Unis, l'impact de Russell Crowe n'a pas eu les effets escomptés (le film a essuyé un méchant bide). En visionnant le film, on le comprend aisément. Taylor Hackford est très à l'aise pour filmer carré des histoires qui se tiennent avec des personnages et des situations crédibles (Contre toute attente, Officier et Gentleman le prouvent).
Or, ici, le scénario a bien du mal à faire passer la pilule. Les comédiens (Meg Ryan en tête) n'y croient absolument pas, les situations s'enlisent avant de même de réellement débuter. Un conseil, zapper l'inutile première demi-heure qui tente désespérément de mettre le film sur de bons rails. En fait, seule les vingt minutes finales (c'est à dire l'attaque du camp) emportent l'adhésion. La mise en scène est alors d'une redoutable efficacité car d'une grande sécheresse et sans fioritures.
Suffisant donc pour finir L'échange sur une note positive mais largement insuffisant pour faire oublier les deux longues heures pénibles et souvent consternantes (toutes les séquences du mari prisonnier et ses ravisseurs) qui ont précédé.
Par Laurent Pécha