L'image est traitée ici avec respect. Pas de défaut flagrant même durant les nombreuses scènes mouvementées du film. Le côté couleurs de carnaval du film est bien rendu. Un peu de granulation naturelle mais en ces temps de tout propre, tout lisse ça fait presque plaisir !
Une avalanche d'effets divers et variés va venir réveiller (et même tuer, qui sait ?) votre installation. C'est pas toujours très subtil mais putain, ça dépote ! Un conseil : callez bien votre caisson de basse, il risque de se promener dans la pièce durant la projection... la VF quand à elle, est beaucoup moins dynamique comme d'habitude...
Les menus sont fixes, muets et laids. Heureusement, Les suppléments sont là pour redresser la barre. Ils offrent la bande annonce américaine sous titrée, des filmographies et un making of très intéressant mais trop court avec interviews des comédiens et du réalisateur qui explique la conception de ce film complètement à la masse.
Lui : j'ai vu un bon p'tit film hier.
L'autre : ah bon, c'était quoi ?
Lui : Piège à Hong Kong...
L'autre : un film avec Van Damme !
Lui : ouais mais c'est surtout un film de Tsui Hark, un grand réalisateur chinois.
L'autre : Si tu veux mais un film avec Van Damme c'est souvent très con.
Lui : ça l'est mais le plus intéressant c'est la mise en scène complètement frénétique de Tsui Hark.
L'autre : excuse-moi mais j'en ai vu des bouts où on voit un plan subjectif d'un pied qui rentre dans une chaussure, alors ton copain Tsui Hark faut qu'il arrête la coke.
Lui : ok d'accord, je te l'accorde c'était pas très subtil mais il fait des essais, il expérimente. Certains effets sont ratés mais sur 10 y en a au moins 3 ou 4 qui sont à tomber par terre. Et puis pour la coke, c'était plutôt Van Damme qui était chargé à mort. Tsui Hark lui, n'a pas besoin de ça. Il est déjà sur une autre planète.
L'autre : Tu la dit ! En regardant la bande annonce ça a l'air d'être n'importe quoi sa mise en scène. C'est un gros bordel.
Lui : Ben voilà ! t'as tout compris ! C'est le principe même du film ! Sauf que c'est un bordel organisé. C'est comme si Virenque, dopé à l'EPO, était derrière la caméra ! Elle est partout à la fois ! Du coup, les scènes d'action surdécoupées sont incroyablement dynamiques. Tsui Hark est en fait un maître de la forme destructurée !
L'autre : ????
Lui : ben quoi tu me crois pas ? Regarde-le avant de te foutre de ma gueule...
Par Williams Fioravanti