Présenté dans un cinémascope des plus élégants, le master bénéficie d'une restauration convaincante à l'image de ces couleurs constamment éclatantes. On regrette toutefois que la compression ne soit pas toujours optimale, le grain étant alors parfois trop présent.
On oublie vite la VF monophonique au doublage guère convaincant malgré une dynamique agréable. En revanche, la VO au remixage DD 4.0 possède une belle ampleur (la musique en tire bien partie). Toutefois, la localisation des dialogues pose des difficultés à de nombreuses occasions.
Comme pour la quasi totalité des DVD de la collection consacrée à Marilyn Monroe, cette édition s'avère chiche en bonus.
Restauration du film (4mn 32) : Comparaison à l'aide d'un écran splité en deux entre les version avant et après la restauration où l'on découvre une différence plus que notable entre les deux masters. Dommage toutefois que l'éditeur n'ait pas daigné traduire ou sous-titrer les explications techniques fournies sur la restauration en prélude aux images.
On a ensuite le droit à la bande-annonce du film en trois exemplaire : VO, version italienne et enfin allemande sans jamais aucun sous-titre. L'anglaise diffère de ses collègues par le fait qu'elle ne montre aucune image du film et qu'elle soit en noir et blanc.
Archive Movietone News (Vo, 1mn 18) : Images de la première du film à Hollywood. Un défilé de stars toujours agréable à voir. Un peu court tout de même !
Comédie amusante quelque peu mièvre et un tantinet misogyne (les trois héroïnes n'ont de cesse de courir après les hommes et leur portefeuilles tout en se fiant essentiellement aux apparences), Comment épouser un millionnaire est surtout l'occasion de voir à l'oeuvre trois stars féminines à un degré différent de leur carrière. Sur le déclin, Betty Grable a bien du mal à faire le poids face à Lauren Bacall, vedette alors installée (grâce à la série de films noirs tournés avec Bogart) qui s'essaye ici pour la première fois à la comédie avec un réel bonheur (mélange savant d'ironie, de sévérité et de classe qui laisse pourtant transparaître une réelle sensibilité) et surtout face à l'émergence de Marilyn Monroe. Malgré une féroce résistance de Miss Bacall, c'est elle qui emporte le morceau tant elle se montre irrésistible dans sa volonté de cacher envers et contre tout sa myopie quitte à se prendre les portes dans le nez ou encore à lire son livre à l'envers. Belle, drôle et vulnérable, tout l'arsenal de Marilyn est déjà en place. Hollywood ne s'en remettra pas !
A noter cette irrésistible private joke (chose alors peu commune dans le cinéma US des années 50) lorsque le personnage interprété par Lauren Bacall avoue préférer les hommes mûrs et qu'elle cite comme exemple l'acteur d'African Queen...qui n'est autre que son mari à la ville, Humphrey Bogart.
Par Laurent Pécha