La copie aurait mérité un petit dépoussiérage avant le pressage car pas mal de parasites se promènent sur le négatif.
Du point de vue de la définition de l'image, Film Office fait ici un travail tout à fait convenable même si les arrières plans auraient pu mériter d'un peu plus de soin. En revanche la saturation des couleurs est remarquable.
Le film en lui-même ne nécessitant que très peu d'effets surround, ne vous attendez pas à être bousculé dans votre fauteuil, mais le Dolby Digital demeure relativement clair et de bonne facture.
Un menu fixe mais musical sur la page d'accueil. Les chapitres sont animés et les filmographies sont toujours aussi énervantes sur leur menu déroulant car pas moyen de les faire aller plus vite.
Un conseil, choisissez bien votre langage dès le début car vous n'aurez pas le moyen d'en changer en cours de route.
A noter un changement de couche (1h03mn30) vraiment limite.
Jack Stanton (John Travolta), gouverneur démocrate mène avec son équipe sa campagne pour la présidence des Etats Unis. Les dessous d'une bataille pas toujours très propre.
Décevant
Mike Nichols réalise ici un film sur les coulisses de la politique pendant une campagne présidentielle qui malheureusement ne reste qu'un film trop ''grand public'' sans aucune conviction et engagement personnel.
Il cherche juste à nous montrer que sous leurs beaux discours, beaucoup de nos élus ne sont que des ripoux (on avait pas vraiment besoin de lui pour le savoir), hommes prêts à tout pour réussir même si certains sont remplis de bonnes intentions, et que la morale et l'éthique n'ont qu'une place mineure dans l'esprit de nos chers et tendres dirigeants.
Malheureusement ici, le fond n'est la plupart du temps que recherche de provocation plutôt que recherche sur le fond même de la politique et des investissements en jeu (bizarrement, il n'est jamais question d'argent ). Il est tout de même étrange que ce film soit sorti par hasard pendant la crise qui frappa Bill Clinton, en plein ''Monica Gate''.
Même si le casting ne s'en sort pas trop mal, avec une palme pour Emma Thompson et Katy ''Misery'' Bates (Travolta est bien en dessous de ce dont il est capable et se limite à quelques grimaces), Primary Colors n'est ni plus ni moins qu'un film que se veut politiquement incorrect mais qui reste bien trop propre.
A noter le retour en beauté de Larry Hagman, le JR de Dallas.
Par Pascal Faber