Globalement, nous avons affaire à un master de bonne facture même si les contrastes auraient pu être mieux gérés dans les scènes à faible intensité lumineuse. Le pressage y aurait gagné en éclat.
En revanche, aucun défaut de compression n'est à déplorer.
A noter : lors des scènes sombres et si vous avez choisi la version originale sous titrée, les sous-titres sont parfois un peu trop éblouissants.
Un Dolby Surround d'une belle ampleur aux ambiances très subtilement rendues.
Les dialogues se détachent parfaitement de la piste musicale mais pour une fois, la version française possède le meilleur relief.
Une arrivée sur l 'écran d'accueil pseudo animée et accompagnée du bruit d'impact de balles. Les vignettes de la sélection des chapitres sont elles aussi animées mais sur un fond muet.
Coté suppléments, on trouve la bande annonce, uniquement en français, au format mais de bien piètre qualité, des notes de production sur le scénario, les kidnappeurs et les policiers, les filmographies des acteurs (8) et enfin un entretien avec le réalisateur mais en version papier présentée sous forme de six questions.
Dommage que Film Office n'est pas trouvé le moyen d'en intégrer une ''filmée'' comme sur l'édition de La fille sur le pont.
Décidez de votre langue dès le début car vous n'aurez plus la possibilité d'en changer en cours de route.
Un enlèvement tourne mal. Manque de bol, Coco (Carla Gugino) met hors d'état de nuire la femme d'un sénateur.
Un premier film très intelligent.
Prix de la critique au Festival du Film Policier de Cognac 1999, Judas Kiss aurait pu tomber dans de bien nombreux pièges car, si vous êtes un gros consommateur de cinéma de genre, vous connaissez déjà un bon nombre, voire toutes les ficelles qu'utilise ici Gutierrez.
Mais en adoptant pour sa réalisation un cadrage souvent décalé, un montage et une narration originale, il fait preuve d'une belle ingéniosité et réussi à pallier au manque d'originalité du scénario.
De plus, il s'octroie les services d'une belle brochette de comédiens, Carla Gugino (Snake Eyes), Simon Baker-Denny (L.A Confidential), Gil Belows (Un amour de sorcière) et ajoute à ce polar très ''in'' une bonne dose d'humour servi avec beaucoup de verve et de talent sur un plateau d'argent par Emma Thompson (Dead Again) et Alan Rickman (Die Hard).
Si vous l'avez raté en salle, n'hésitez pas un seul instant.
Par Pascal Faber