Que ce soit pour les scènes de jour comme de nuit, l'image de Biker Boyz ne faillit jamais malgré la présence de nombreuses pistes sonores en 5.1. Définition, couleurs rayonnantes et compression invisible sont au rendez-vous pour un résultat stimulant.
Des pistes 5.1 survoltées principalement au niveau des musiques d'un dynamisme et d'une ampleur très appréciables, relayées par les arrières, tandis que les bruitages entre autres de moteur bien qu'efficaces restent surtout sur les avants. Nous perdons malheureusement la piste DTS anglaise présente sur le zone 1...
Outre des menus entièrement animés et sonores des plus sympathiques, Biker boyz offre son lot de scènes inédites (11 exactement, 17mns01, 16/9, vostf stéréo) approfondissant sensiblement certains points de l'histoire mais qui en aurait sans doute ralenti le rythme si elles avaient été conservées dans le montage. Le making-of (4/3, 21mns02) quant à lui bien que archi-promotionnel, s'avère très symphatique car présenté avec une bonne humeur communicative par l'acteur Orlando Jones.
L'édition se clot sur une petite galerie de photos promotionnelles sans grande importance.
Plusieurs bandes rivales d'afro américains de la banlieue de L.A se lancent des défis avec leurs bolides flamboyants. Le meilleur d'entre eux, Smoke (Lawrence Fishburne), se voit challengé par Kid (Derek Luke), désireux de se faire une réputation meilleure encore que celle de son père, récemment tué dans un accident de moto. Mais pour avoir l'honneur de faire la course avec Smoke, il faut avant tout faire ses preuves dans les règles.
Passé inaperçu dans les salles en France, Biker Boyz est un mauvais ersatz de Fast and Furious (la jaquette du DVD vente d'ailleurs le film d'être mieux que ce dernier !) qui se paye un casting de choc. Entre les participations de Fishburne (Matrix), Eric La Salle (Docteur Benton dans Urgences), et le chanteur Kid Rock, les cylindrées sont filmées sous tous les angles, comme pour palier au manque désespérant de scénario. Les impressions de vitesse des bolides (l'élément au coeur du film) sont assez mal fichues et souvent rehaussées par de vulgaires effets digitaux. Malgré un début assez sympathique qui laisse espérer que Biker Boyz soit un bon divertissement, on est finalement déçu par la linéarité de l'histoire et son incapacité à surprendre. Le film se laisse tout de même visionner sans trop nous ennuyer, et le réalisateur qui signe ici son second film risque quant à lui de parvenir à mieux prochainement s'il s'associe à un scénariste digne de ce nom.
Par Gui