Elles sautillent parfois sur les arrières plans. Les scènes extérieures sont bien plus belles que les intérieures, surtout au début. Mais la différence s'atténue en cours de film.
Les voix sont bien détachées des musiques, ce qui rend le film très agréable à écouter. Le Dolby Surround, un peu pauvre en effets, est de qualité identique en VO ou en VF.
Rien à dire, vu qu'il n'y a que le chapitrage. Juste une très belle photo de Jodie Foster sur la page 3 des chapitres ! A part ça...
A la fin de la guerre de Sécession, un soldat s'en retourne chez lui retrouver femme, famille et amis. Avec lui revient aussi espoir et prospérité au village. Mais on s'interroge sur l'identité du soldat. Est-il vraiment celui qu'il prétend être ou est-ce un imposteur ? S'il est Sommersby, il est alors passible de pendaison pour meurtre. Sil est un imposteur il encourt la prison pour vol et escroquerie et ses amis risquent alors de perdre leur investissement dans la plantation de tabac. Qui est-il réellement ? Qui veut-il être ? Pourra-t-il faire marche arrirère ?
Remake du Retour de Martin Guerre, Sommersby est un film plutôt bien réussi. Il débute sur des décors à la Gone with the Wind : grandes maisons délabrées et vides, fermes dévastées, anciens esclaves libres mais toujours chez leur maître.... Le sujet du film est amené progressivement dans ce paysage d'après-guerre sans qu'on ne souffre jamais de longueur. On se laisse bercer par cette ambiance parfois bucolique ou tout les instants du film sont exploités à merveille. Puis le rythme s'accélère pour ne plus s'arrêter mais la fin est peut-être un peu précipitée.
Le couple Foster/Gere fonctionne tres bien et l'intérêt du film réside en partie dans les dialogues ambigus qui font pencher le spectateur tantôt du côté de l'imposture tantôt du côté de la véracité des faits. Ils traduisent parfaitement l'état d'incertitude et de contradiction dans lequel se trouve Madame Sommersby.
Par Sabine Callies