D'un point de vue technique, cette édition frise la perfection. Le transfert accuse une parfaite fluidité grâce à une compression des plus soignée. La définition nous procure un excellent niveau de détail et les couleurs se montrent parfaitement saturées. Quant aux contrastes, ils nous offrent des noirs profonds.
Si l'on privilégiera incontestablement les pistes DTS anglaises ou française afin de profiter d'une ouverture plus large sur les différents canaux et d'une dynamique un peu plus poussée dans l'utilisation du caisson de basses, les mixages DD5.1 ne sont pas en reste et font chaleureusement leur travail.
Une interactivité peu chargée, mais comme il est fort peu probable que vous ayez accroché au film, le détour par cette section n'est aucunement vital. On y trouve 10 interviews des comédiens et équipe technique cherchant à nous persuader que le film n'est pas aussi mauvais que ça, un making of promotionnel sans le moindre intérêt et la bande annonce du film.
Une arme éjectable, indécelable et infaillible issue de la nanotechnologie a été créée : un nano-robot capable de simuler les effets d'une crise cardiaque. Cette arme a été volée par un ancien agent de la DIA, reconverti en malfrat cruel et machiavélique : pour déjouer les forces secrètes, il a injecté l'arme à son enfant et compte le récupérer avant qu'il ne fasse son effet. Malheureusement, l'ex agent Sever en profite pour kidnapper l'enfant afin de se venger de l'assassin de sa famille et le lui faire payer. Les services secrets vont alors procéder à un chantage envers Jeremiah Ecks, le meilleur agent de sa catégorie qui, pour retrouver sa femme qu'il croyait disparue, devra neutraliser Sever.
Film esthétisant sans queue ni tête, Balistic ne convaincra guère pour ses qualités scénaristiques. Ici, on se fout de tout du début à la fin du métrage (tout comme les acteurs d'ailleurs). Lucy Liu arbore le même visage glaciale et inexpressif d'un bout à l'autre, estimant sans doute que cela renforcera le coté dur et froid de son personnage... elle ne parvient qu'à nous ennuyer. Banderas, quant à lui nous donne l'impression de jouer sous prosac. Un tandem de choc donc, aux commandes d'un scénario navrant aux situations se voulant spectaculaires mais tournant très vite au grotesque. Passez votre chemin !
Par Pascal Faber