La Fabrique de Films nous sert un transfert, qui s'il n'est pas exempt de petits défauts, nous délivre une image particulièrement bien définie mais parfois un peu trop lisse. Les contrastes se montrent parfaitement appuyés, nous permettant ainsi d'obtenir des noirs profond, renforçant le sentiment d'oppression voulu par le réalisateur.
Les deux pistes Dolby Digital 5.1 anglaise et française répondent efficacement à ce que nous attendons d'elles, offrant aux différentes ambiances et à la bande originale la dynamique nécessaire pour nous tenir en haleine et maintenir le suspens. Quant aux dialogues, ces derniers se montrent on ne peut plus claires sur l'un et l'autre des mixages.
Le commentaire audio (vost) du réalisateur est de loin le bonus le plus intéressant du lot, ce dernier nous délivrant de multiples infos sur son tournage, justifie ses choix et se montre très éloquent. Un commentaire où la bonne humeur est toujours présente tant le jeune réalisateur se prend au jeu. On trouvera également un petit making of divisé en cinq modules différents, bien trop sommaire pour se montrer d'un réel intérêt, quelques Interviews des quatre comédiens principaux, du réalisateur et du producteur et la bande annonce du film.
Deux potes partent en virée pour le week-end. En route pour une soirée, ils s'enfoncent dans la forêt et à partir de là ils ne seront plus maîtres de rien...
La culture du petit film d'horreur Néo-Zélandais n'en fini pas de faire des émules. Avec cette première réalisation, Greg Page utilise tous les codes du genre et ne cache pas ses influences en matière de série B et de films d'horreur. Limité par des contraintes budgétaires, le jeune réalisateur s'amuse avec les moyens du bord, isolant ses personnages dans la pénombre, limitant son casting au strict minimum et parvient malgré tout à nous tenir en haleine dans ce film où les fantômes règnent sur les plaines Néo-zélandaises. Bien sûr il y a des maladresses mais Greg Page fait preuve d'intelligence et il est fort à parier qu'il fera prochainement parler de lui.
Par Benjamin Bach