Malgré quelques artéfacts de compression (léger grain ambiant et des fourmillements dans les arrières plans) la facture générale de cette édition demeure très correcte, grâce à une palette colorimétrique habilement soutenue et offrant aux couleurs richesse et éclat. La définition ne souffre pas trop de ces petits défauts et le piqué demeure très satisfaisant. Les contrastes nous délivrent également une belle profondeur et le visionnage s’effectue dans des conditions très honnêtes.
Une fois n’est pas coutume, la version mono anglaise l’emporte sur son homologue française, tant en terme de dynamique que de naturel, même si les dialogues nous sont délivrés dans un bon souci d’efficacité. Quoiqu’il en soit, la clarté est de rigueur sur les deux mixages. Toutefois, préférez la version anglaise, et ce toujours pour la même raison : pertinence de l’interprétation de Jerry Lewis.
Aucun bonus.
Lorsque l’amour d’enfance de Clayton Poole, devenue actrice à Hollywood se retrouve veuve, enceinte et sur le point de devenir la vedette de « La vierge blanche du Nil », elle fait appel à lui pour s’occuper secrètement des enfants, les amuser et prendre soin d’eux. La garde d’enfants ne sera plus jamais comme avant…
Oubliez définitivement les nounous modernes qu’ont été Arnold Schwarzenegger et Vin Diesel, Jerry Lewis l’a été bien avant eux, et grâce à sa nature comique et son sens de l’autodérision, il emporte le prix de la meilleure baby sitter du cinéma. Avant de devenir le comique à l’égo hyper développé, au point de vouloir tenir les rênes de toutes les phases de création, Jerry Lewis savait se laisser porter par les pitreries qui avaient fait les beaux jours d’Hollywood aux côtés du crooner Dean Martin. Ici, il enchaîne les situations indomptables et les plus improbables, maîtrisant son art sur le bout des ongles et nous livre une comédie tout public à la fois tendre et hilarante. On ne saurait trop se replonger dans l’univers Lewis afin de se laisser porter par une horde de fous rires.
Par Pascal Faber