Pathé Vidéo
2006
Horreur
Format 1.85 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche
Langages : Anglais DD 5.1 - Français DD 5.1 - Français Dolby Surround 2.0 - Anglais Dolby Surround 2.0
Sous-titres : Français
Critique Image
A la vue de ce Profanations, il est une chose qui nous saute immédiatement aux yeux : jamais un film du très sympathique Mike Mendez n'avait profité d'une image, comment dire, aussi "pro". Ainsi, le côté fou-fou et un peu bricolé du tournage en vidéo de ses deux premières oeuvres laisse ici la place à une image bien plus "cinématographique, qui se traduit par un rendu avec une vraie consistance de péloche. Les lumières profitent bien sûr d'un tel traitement - avec des contrastes souvent bien marqués - mais ce qui nous étonnera le plus est un jeu sur le grain de l'image qui donne à l'ensemble une allure assez old-school, bien éloignée de l'avant-gardisme d'un Serial Killers ou de Le Couvent. Néanmoins, ce grain va finir par devenir problématique car la compression n'est pas des plus précises et vont ainsi apparaître nombre de contours en escalier, surtout à la frontière des zones claires et sombres. Sans oublier quelques gênes provoquées par des scintillements et une perte occasionnelle du piqué des couleurs, qui achèvent de ternir la qualité générale de l'image de ce dvd.
Critique Son
Le dvd propose des pistes sonores anglaises et françaises à la fois en Dolby Digital 5.1 et Dolby Surround 2.0, ce qui ne manquera pas de faire plaisir à tous ceux qui ne possèdent de home cinema. Pour les autres, ils préfèreront bien évidemment les pistes en 5.1 qui jouissent d'une excellente spatialisation de la bande-sonore, avec plein de sons flippants qui ne cesseront de vous passer dans le dos, tout autour, de partout, grâce aux enceintes de votre installation. A ce petit jeu, nous remarquerons que le français et l'anglais s'affrontent à niveau presque égal, musiques et bruitages ayant un rendu très proche. Nous avouerons cependant une nette préférence pour la v.o. car elle seule nous donne à entendre Tchéky Kario s'exprimant dans un anglais aux tonalités françaises si marrantes. Par-delà tout cela, il faut quand même avouer que des basses un peu plus présentes n'auraient pas fait tâche dans le paysage sonore de Profonations, mais on en restera là pour les défauts.